Liège Les travaux ont bien repris à la future plus grande mosquée de Wallonie; ouverture en 2018.

C’est en 2012 que le permis relatif à cet imposant bâtiment, la future mosquée de Glain, a été délivré… non sans avoir suscité préalablement de houleux débats. Il faut dire que dans le climat terroriste qui ne s’est pas apaisé depuis, l’édifice, présenté comme le plus grand du genre en Wallonie, avait de quoi cristalliser les tensions.

Cinq ans plus tard, la mosquée s’apprête à ouvrir ses portes rue des Hotteuses. Les retards occasionnés dans le chantier sont en effet la conséquence de profondes réflexions menées tant par les fidèles de la future mosquée que par le comité d’accompagnement, présidé par le conseiller socialiste Mehmet Aydogdu. L’objectif est pour l’instant respecté : avoir de l’argent "clean" pour le financement.

"C’est la volonté qui a toujours été la nôtre, il n’était pas question d’avoir des financements en provenance de l’Arabie Saoudite notamment", explique le conseiller socialiste. On le sait en effet, le mouvement politico-religieux wahhabite avait notamment tenté d’intégrer la future mosquée, via des approches de la grande mosquée de Bruxelles. Pas question toutefois de céder aux pressions, au risque de devoir accepter ultérieurement certains prêches…

L’ouverture en 2018 est donc quasi une certitude assure encore Mehmet Aydogdu qui se réjouit de l’avancée des travaux. "Au final, il n’y a pas énormément de retard et aujourd’hui, le gros œuvre est totalement terminé. Les travaux à l’intérieur, comme l’électricité, sont en cours; suivront les finitions".

Puisque l’argent est essentiellement assuré par les fidèles de Liège, "ou du moins par des fidèles qui émanent de Belgique ou de la communauté européenne", précise le conseiller, le chantier a connu des coups de frein importants. "On ne peut pas exiger que les fidèles dépensent de l’argent mais au final, nous aurons un projet réellement participatif, c’est notre volonté". Plus de 2,5 millions ont déjà été financés…

Pour rappel, il n’est plus question de double minaret à 30 mètres ni d’appel à la prière. "Comme on peut le voir, l’édifice est particulièrement moderne". Et surtout, il est installé au cœur de jardins qui se veulent publics, sur 7.000 m². Un vrai plus pour le quartier assure-t-on.