Liège

Il faudra dépolluer les sols place des Guillemins… que voilà un nom maudit !

LIÈGE “Les nouvelles ne sont pas bonnes, c’est sûr.” Christine Defraigne, membre de la Société de développement de Liège-Guillemins (SDLG), ne peut cacher une certaine déception voire une grande inquiétude, au même titre que sa consœur d’Écolo, Bénédicte Heindrichs.

En effet, ce jeudi matin, les membres de la SDLG se sont réunis (après sept mois sans se voir) afin d’aborder l’avenir du quartier des Guillemins et particulièrement de la place éponyme… que d’aucuns attendent encore avec impatience.

On l’aura compris, si la cheffe de file libérale dit vouloir “rester constructive” , l’attente de nouvelles relativement au chantier n’était pas signe d’une évolution positive du dossier selon elle. Au-delà du questionnement sur le rôle réel de la SDLG, “puisqu’on ne fait que nous mettre devant le fait accompli” , les nouvelles ne rassurent pas.

Bénédicte Heindrichs confirme : “Ce qui est très inquiétant aujourd’hui est que lorsqu’on interroge sur ce qui a changé depuis juillet 2011, la réponse est “pas grand-chose” puisque nous n’avons toujours pas les droits réels sur les terrains” .

Avocate de formation, Christine Defraigne confirme son inquiétude à cet égard, “il est primordial de transcrire la cession des droits” . Il s’agit d’être maître des terrains appartenant toujours à la SNCB; seule une décision conditionnée fut formulée en juin à ce propos.

Mais l’inquiétude ne s’arrête toutefois pas à ce détail ! Le budget réserve en effet des surprises de taille comme ce surcoût de 7 % sur les quelque huit millions d’euros de fonds européens prévus pour le chantier de la place; et l’Écolo de faire part de “sérieux doutes sur la capacité à mener les projets” .

De son côté, Christine Defraigne précise… une tuile qui, si elle est se concrétise, s’avère plus grosse encore : “au-delà du surcoût, il y a également une pollution du sol qui doit être réglée” . Des carottages on en effet mis au jour une pollution, peut-être liée à l’activité ferroviaire toute proche. Coût de la dépollution pour laquelle une analyse sera demandée à la Spaque : de 1,5 million à trois millions d’euros. Aïe !



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