Liège La Régie communale immobilière est un acteur majeur du renouveau de Herstal

Il y a dix ans, Herstal n’était pas encore une Ville au sens administratif du terme. Il y a dix ans, les boulevards le long des quais étaient encore de longues artères jonchées de nids de poule, la place Jean Jaurès était un parking à ciel ouvert, la vétuste gare inspirait le dépit… Soyons honnêtes : le centre ne laissait que peu de place à l’émerveillement.

Dix ans plus tard toutefois, force est de constater que le travail de rénovation urbaine mené par les autorités communales, Frédéric Daerden en tête, est conséquent. Herstal n’a rien à envier à sa voisine liégeoise en matière de renouveau tant les transformations sont manifestes : un cœur de ville pacifié, une nouvelle salle de sports (Michel Daerden), un hôtel de ville à l’architecture audacieuse, des boulevards sécurisés, une place accrue pour les espaces verts… Herstal en a définitivement fini avec son morose déclin industriel.

Pareil chantier ne se mène bien sûr pas sans plan de bataille et, à la manœuvre depuis dix ans, on retrouve cette discrète Régie communale autonome immobilière. Il y a quelques jours, elle fêtait donc ses dix printemps et, pour l’occasion, la commune a décidé de mettre son travail en lumière, lors d’une exposition temporaire notamment. Un éclairage bien mérité…

"Il y a dix ans, nous étions à maturité pour lancer ce grand programme de rénovation urbaine", explique le bourgmestre Frédéric Daerden. "Et nous avions besoin pour cela d’un bras armé, souple et capable de réagir rapidement aux opportunités qui se présentaient."

Il avait tout pensé, le bourgmestre qui aime qu’on voit en lui un visionnaire. Et si certains estiment que ces dépenses de prestige furent outrancières, une certitude est que l’action de la régie a permis d’accéder à des mannes de subsides providentielles, de la Région notamment, mais aussi de l’Europe. L’hôtel de ville, la rénovation de l’ancienne gare et de la place des Demoiselles, le centre culturel, le musée de l’Éphémère à l’arrière de l’hôtel de ville et, tout récemment, ce nouveau parc urbain… autant de chantiers menés ces dix dernières années.

Difficile aujourd’hui de mesurer l’impact effectif en termes de qualité de vie… Mais, il y a peu, le seuil symbolique des 40.000 habitants fut passé à Herstal. Une victoire symbolique pour les autorités communales qui y perçoivent le signe d’une commune où il fait désormais bon vivre.