Liège Neuf associations bien connues à Liège s’unissent pour interpeller le politique… le timing est bien choisi

Ils se sont battus contre le projet de liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux-Beaufays, contre le projet immobilier au fort de la Chatreuse ou pour la préservation du parc du Ry Ponet et de la Maison Rigo… entre autres. Et pour certains "combats", ils se battent toujours. "Ils", ce sont les membres des neuf associations aujourd’hui réunies autour d’une seule et même cause… Liège autrement.

Comme ils l’indiquent en effet, cette rencontre de la plateforme Ry Ponet, d’un Air de Chatreuse ou encore des ASBL Le Vieux Liège et SOS Mémoire de Liège signifie beaucoup. Plus question de se battre dans son coin ; dans moins d’un mois, le citoyen sera appelé à voter et le timing est parfait. "Notre volonté est bien d’avoir un impact plus grand auprès du politique", explique Jean Peltier, qui représente ces citoyens liégeois au nom du réseau Occupons le terrain.

Tout part d’un constat à Liège, dressé systématiquement, pour la place Cockerill, pour CHB, le Ry Ponet ou, pour les plus anciens, la place Saint-Lambert : face aux effets de la périurbanisation, la cohérence des décisions politiques ne suivrait pas. Et si aujourd’hui un document redonne espoir, ce schéma de développement de l’arrondissement ratifié par 24 communes, ces citoyens "en campagne" pointent aussi deux faiblesses : l’absence de tout plan global pour mettre en œuvre ce schéma et l’absence de concertation avec les habitants.

Liège gérée autrement… voilà donc en trois mots la volonté des associations qui ont déjà fixé 4 priorités. Face aux défis environnementaux, la plateforme liégeoise souhaite que la gestion des "biens communs" qu’offre la nature soit envisagée "avec respect et prudence". Il s’agirait aussi de réaliser "un inventaire des informations indispensables à la prise de décisions" et d’avoir "un accès facilité à l’information". Enfin, la volonté est de participer à la gestion de la ville, "avec la possibilité de proposer des projets et de voir ceux-ci pris en considération".

Mobilité, logement, patrimoine

Les citoyens avancent des propositions concrètes

Promettre, c’est bien, tenir ses promesses, c’est évidemment mieux. Bien conscient des enjeux que représentent les prochaines élections, les élus étant plus que jamais tournés vers le citoyen, le réseau d’associations liégeoises réaffirme "l’urgence d’un master plan pour la ville de Liège". Un master plan qui serait, idéalement, "réfléchi avec les associations et collectifs d’habitants ainsi qu’avec les communes voisines".

Parmi les priorités, il y a le logement. Face à la pression démographique, les associations marquent leur préférence pour le fait de "combler les dents creuses, inciter à la rénovation et réquisitionner les logements abandonnés". En termes de mobilité, la politique avancée est aussi axée sur le "durable". Citons le développement des transports publics, de la mobilité douce, la réduction de la présence automobile en ville et l’abandon de projets coûteux en périphérie, comme CHB.

Dans la lignée des combats menés par les associations toujours, la préservation d’espaces verts, la création de nouveaux espaces publics verdurisés, le développement de l’agriculture urbaine et le maintien des terres agricoles en périphérie sont aussi largement soutenus.

La préservation du patrimoine, classé ou non, avec consultation systématique, est enfin souhaitée. Entre autres…