Liège Les autorités cherchent toujours à établir si l’incendie était d’origine criminelle ou non

La nuit du 9 au 10 août, en fin de semaine dernière, a été particulièrement agitée à Esneux. Les pompiers liégeois et les forces de police de la zone Secova ont dû se rendre aux petites heures dans le camping du domaine de l’Aval de l’Ourthe, touché par un violent incendie.

Deux caravanes, qui se trouvaient sur la même parcelle, ont été ravagées par les flammes, et un abri de jardin situé sur le terrain voisin a également été fortement endommagé. Seule la rapide et efficace intervention des hommes du feu a permis de maîtriser le sinistre.

Vu qu’il n’y a pas eu, fort heureusement, de blessés, l’histoire aurait pu s’arrêter là. Mais ce n’est pas le cas. En effet, un doute plane sur la nature de l’origine du sinistre. Incendie accidentel ou criminel ?

Le parquet a en tout cas envoyé un expert, et l’enquête policière suit son cours à l’heure d’écrire ces lignes. Certains indices tendent à montrer qu’il s’agit d’un incendie volontaire. Mais les autorités doivent en être certaines. L’origine criminelle doit encore être établie, et une éventuelle cause accidentelle être définitivement écartée par des éléments probants.

Ce qui interpelle particulièrement les enquêteurs, c’est que, quelques heures avant l’incendie, une bagarre a éclaté entre plusieurs résidents du camping. Au sortir de cette rixe, le propriétaire des caravanes qui prendront feu par la suite a dû se rendre à l’hôpital. Et c’est bel et bien en son absence que l’incendie s’est déclenché.

En attendant, outre les policiers et le parquet de Liège, les autorités communales d’Esneux suivent également l’évolution de l’enquête. "On est effectivement particulièrement attentifs sur ce dossier", confirme Steve Metelitzin (PS), échevin en charge notamment de l’Habitat permanent, "heureusement, les personnes sinistrées ont pu être relogées en attendant."

Si l’origine criminelle devait être définitivement établie, l’enquête devrait fort logiquement déboucher sur des interpellations. Pour l’heure, cela n’est pas encore d’actualité.