Liège La poursuite la préventive se fera sous le régime du bracelet électronique

Ce mardi, Me Carmelo Virone a effectivement quitté la prison dans laquelle il était détenu après la décision du juge d’instruction de lui permettre de poursuivre sa détention préventive sous bracelet électronique.

Pour rappel, le 13 décembre dernier, l’avocat a été mis sous mandat d’arrêt pour une aide au séjour d’une personne qui se trouvait en séjour illégal sur le territoire belge et association de malfaiteurs. Le client de Me Virone, Erik Neven, un proxénète Limbourgeois, a également été incarcéré pour traite des êtres humains, aide au séjour illégal, proxénétisme et association de malfaiteurs. Défendu par Me Gino Houbrechts du barreau du Limbourg, il a par contre vu son mandat d’arrêt prolongé par la chambre des mises en accusation.

Érik Neven est connu pour s’être spécialisé dans la traite des jeunes filles originaires d’Afrique. "Mon client n’a fait qu’aider des personnes qui se trouvaient à la rue à la suite de l’incendie de la maison de son client", a indiqué Me Pacolet, l’avocat de Carmelo Virone.

"Il n’y a jamais eu aucune contrainte. Les personnes ont intérêt à être reconnues victimes de traite des êtres humains pour obtenir leur titre de séjour", précisait encore l’avocat qui estimait que rien ne justifiait la mise en détention.

C’était aussi l’avis de la chambre du conseil qui a décidé de la poursuite de la détention préventive de Me Virone sous bracelet électronique. Le parquet a fait appel, le maintenant sous détention… Mais le juge d’instruction a décidé que l’avocat pouvait continuer sa détention préventive sous bracelet. Une décision contre laquelle le parquet n’a pas de pouvoir. Rappelons que les deux inculpés bénéficient de la présomption d’innocence.