Liège La répartition des fonds Feder prévoit près de 300 millions pour l’arrondissement.

Depuis plusieurs mois déjà, les conversations relatives aux grands projets urbains et métropolitains à Liège convergent inexorablement sur ces fonds européens tant attendus et dits fonds Feder pour Fonds européens de développement régional.

Il faut dire que la manne d’argent que représentent ces subsides n’est pas mince et qu’elle a déjà, en région liégeoise, prouvé son pouvoir de développement. En témoignent, pour la programmation 2007-2014, l’Opéra, la Cité-Miroir, le boulevard urbain de Seraing ou encore la nouvelle place de Herstal (entre autres).

Une fois encore, Liège et son arrondissement furent les grands gagnants de cette loterie qui n’en est pas vraiment une, souligne Willy Demeyer. "C’est le fruit d’un travail de plusieurs années", nous confiait le bourgmestre de Liège, "il a fallu être attentif à tous nos dossiers."

Comme le soulignait toutefois le ministre de l’Économie, Jean-Claude Marcourt, l’Europe finance 40 %, le plus gros budget vient de la Région, à raison de 50 % et les 10 % restants viennent des opérateurs… mais l’effet de levier est clair.

Qui a eu quoi ? La centralité donc bien joué s’est réjoui Willy Demeyer, puisque c’est l’axe Herstal-Flémalle en passant par Liège et Seraing qui a raflé la mise; les bourgmestres socialistes de ces communes ne s’en plaindront guère. Sur les 600 millions dévolus au pôles urbains, un tiers est pour Liège "et Liège est l’arrondissement qui a obtenu les plus gros montants". On est à 300 millions en comptant la recherche.

Rien que sur Liège, 125 millions sont garantis pour des projets comme le développement du site de Bavière (bibliothèque contemporaine, maison de la création, îlot d’entreprises), le déplacement des halles des Foires de Coronmeuse ou la requalification de la Cité administrative, notamment.

Deuxième en terme de budget, Seraing rafle 40 millions et pourra ainsi finaliser son boulevard urbain ou mener à bien le projet Gastronomia.

Même sourire à Herstal, qui obtient le financement pour quatre de ses cinq projets (16,5 millions d’euros) dont le fameux chauffage urbain. Du côté de Flémalle et d’Ans enfin, les sommes sont de quatre et trois millions d’euros, notamment pour un boulevard urbain (Flémalle) et un écoquartier près de la piscine d’Ans.