Liège Une interpellation citoyenne concernant la maison Près la Tour a été refusée par la Ville.

"La Ville brade son patrimoine en ne respectant pas les procédures légales " : telle était la principale critique formulée dès fin 2015 par Frédéric Baldan, un des riverains qui avait mené la fronde contre le projet relatif au site du Quadrilatère. À l’époque, ce dernier ne parlait pas de cet îlot patrimonial hutois aujourd’hui transformé en immeuble de logements mais bien de la maison Près la Tour.

Situé dans le Vieux Huy et classé au patrimoine wallon, ce bâtiment a été propriété de la Ville depuis le milieu du siècle dernier. Délaissé durant de nombreuses années, cet immeuble qui constitue l’une des plus anciennes constructions civiles de la cité mosane a fait l’objet depuis fin 2013 d’un appel à intérêts en vue de sa réhabilitation. Un appel qui s’est clos fin 2015, soit l’époque à laquelle le conseil communal votait la vente de la maison.

L’acquéreur n’était autre que l’architecte liégeois bien connu Pascal Dumont, ce dernier promettant à l’époque de transformer le bâtiment en une sorte de lieu culturel accessible à tous les citoyens. Reste que certains, dont Frédéric Baldan, riverain, ne l’avaient pas entendu de cette oreille, estimant notamment que " ce dossier a fait l’objet de rétention d’informations ".

D’autres griefs sont émis par ce dernier, dont le passif avec le collège est important, lequel a introduit plusieurs recours auprès de l’administration régionale. Alors même que le ministre de l’époque a statué positivement quant au dossier, elle avait donné raison sur plusieurs points au requérant qui s’interroge en outre sur la vente réelle ou présumée du bien.

Près de trois ans après la décision du collège et estimant que " la gestion du patrimoine public à Huy porte systématiquement atteinte à l’intérêt général ", il a voulu interpeller la Ville en tant que citoyen. Mais cette interpellation citoyenne lui a été refusée pour le motif qu’elle aurait été introduite dans un délai trop rapproché des élections. Un argument qui ne satisfait ni l’intéressé ni le chef de file de Défi pour Huy Grégory Vidal, qui s’est voulu le relais du riverain lors du conseil de ce mardi.