Liège L’avancée dans les négociations est insuffisante pour le personnel.

Dans le cadre de la restructuration de l’entreprise Mecamold basée dans les Hauts-Sarts, des avancées ont eu lieu dans les négociations lors de la deuxième réunion entre syndicats et dirigeants portant sur la phase 2 de la loi Renault qui s’est tenue ce mardi. La direction a revu certaines de ses positions, notamment sur le gel des salaires ou l’indemnisation du temps de travail.

"Les propositions qui ont été retirées remettaient en cause la législation en la matière, ce qui aurait pu créer jurisprudence", explique Antonio Fanara, secrétaire régional FGTB Metal Herstal. Une avancée, donc, mais insuffisante pour les travailleurs, qui ont décidé à la suite d’une réunion ce mercredi de poursuivre la grève. En cause notamment : la volonté toujours affichée par la direction de supprimer le 14e mois et la prime de production ou de maintenir le passage de 36 à 37 h.

Pour Françoise Sensi, secrétaire permanente CNE-Industrie, il reste "deux nœuds à démêler pour faire aboutir les négociations : la volonté d’amputer le salaire des travailleurs et de créer un sous-barème pour les personnes qui rejoindront l’entreprise dans le futur", explique-t-elle, "après plusieurs heures, les employés ont finalement accepté avec difficulté le contenu de ces négociations de ce mardi, mais il n’en a pas été de même du côté des ouvriers".

Représentants syndicaux et dirigeants doivent se rencontrer à nouveau ce jeudi en matinée, afin de poursuivre les négociations. Pour rappel, le plan de restructuration prévoit de laisser 42 travailleurs sur le carreau.

Lu. D.