Liège Le social et les finances ont également été évoqués.

Ce n’est pas un scoop : Spa, Ville d’eaux et par ailleurs ancienne cité thermale, a un potentiel touristique et culturel important. Et ce notamment au travers d’un grand nombre d’événements qui ont lieu toute l’année. Mais l’attractivité commerciale est-elle suffisante ? "Spa reste une ville attractive. On est une des villes de l’arrondissement les moins concernées par les cellules commerciales", a affirmé Yoann Frédéric dont le parti est en coalition avec le MR à la Ville. "Il faut davantage soutenir le commerce", a de son côté avancé Frank Gazzard, épinglant le fait qu’il y aurait 30 commerces en moins qu’il y a dix ans. "Il y a plus d’enseignes vides aujourd’hui qu’avant à Spa", a quant à lui renchéri Yves Libert, faisant le lien avec la mobilité du centre-ville. Pour le reste, la relance de l’activité touristique a également été évoquée par ce dernier, donnant l’exemple du petit train. "Il est là mais il circule beaucoup à vide", a-t-il en outre été déploré. "Spa souffre moins que les villes voisines", a souligné la Première échevine, faisant référence à sa "valeur ajoutée importante".

Dans une ville où le MR est en majorité absolue depuis de longues années, la question relative à la place de la politique sociale a aussi été posée à cette dernière. "C’est une question qui fait mal et il ne faut pas cataloguer le MR comme étant antisocial", a-t-elle répondu, lisant plusieurs actions menées en la matière et concernant notamment les aînés, les enfants, le logement… Au sujet de la succession annoncée du bourgmestre actuel, âgé de 88 ans : "Je tiens à remercier personnellement Joseph Houssa pour sa confiance", a souligné Sophie Delettre, laquelle a derrière elle 18 ans d’engagement communal dont 12 ans de présence au collège tandis que l’on sent dans le chef des trois autres listes l’envie de participer à la gestion de la ville. À cet égard, sa situation budgétaire a brièvement été débattue, la Première échevine mettant en avant un boni cumulé de plus de quatre millions d’euros tout en reconnaissant une dette importante. "On a un patrimoine important mais on a aussi des recettes importantes", a mis en évidence Frank Gazzard, dénonçant une gestion problématique de la majorité, tandis qu’Yves Libert a rappelé une augmentation des taxes durant la législature.