Liège Retour sur le débat politique RCF-La DH animé de jeudi soir.

Après une commune de la périphérie liégeoise à la vie politique agitée, c’est-à-dire en l’espèce Soumagne, c’était ce jeudi soir au tour de la Ville de Spa d’être au cœur du débat politique. Soit le quatorzième à être organisé dans le cadre d’un partenariat entre d’une part la Radio chrétienne francophone (RCF) et d’autre part La DH.

Réunissant pour l’occasion quatre invités, à savoir la Première échevine Sophie Delettre (MR) et le conseiller CPAS Yoann Frédéric (S.P.A.) ainsi que les conseillers communaux Frank Gazzard (Alternative Plus) et Yves Libert (Osons Spa), ce dernier fut pour le moins animé. Et les intervenants sont entrés pour ainsi dire dans le vif du sujet puisqu’il fut question dans un premier temps des inondations qui ont frappé récemment la cité spadoise.

"Il y a eu beaucoup de dégâts matériels mais fort heureusement aucun blessé", a expliqué la Première échevine, évoquant la crue qualifiée d’exceptionnelle qu’a eue à connaître le Wayai et rappelant que la Ville, laquelle est prête selon elle à faire face à pareil scénario. "De mémoire de Spadois, on n’avait jamais vu ça", a souligné le représentant du PS, saluant comme les autres au travail des services communaux. "Ce genre de phénomène est appelé à se reproduire et il y a eu une aggravation des conséquences suites à différents facteurs", a mis en évidence Frank Gazzard, qu’il s’agisse de l’état de l’égouttage ou encore de l’entretien du lac de Warfaaz. "Je m’interroge également sur cette fragilité", a renchéri Yves Libert tandis que Sophie Delettre a annoncé une expertise.

Autre dossier important qui fut évoqué : celui relatif aux anciens thermes de Spa, soit un bâtiment inoccupé depuis 15 ans. À la question de savoir quand le projet privé consistant notamment en l’érection d’un hôtel sur le site pourra voir le jour, cette dernière a répondu ceci : "Très vite on l’espère maintenant que la Région wallonne a débloqué des subsides de 4,5 millions d’euros". En outre, une rencontre devrait avoir lieu prochainement avec les investisseurs. "Ce bâtiment important a 150 ans et est un élément majeur de notre candidature à l’Unesco". Concernant le plan de mobilité, il prévoit selon la Première échevine plus de place pour les piétons et moins pour les voitures.

"Le patrimoine spadois, c’est à la fois un cadeau et un fardeau", a estimé Yoann Frédéric, insistant sur la nécessité de lui rendre son lustre d’antan. "Un dossier tout à fait calamiteux au niveau de la gestion", a épinglé Frank Gazzard tandis qu’Yves Libert, tout en se réjouissant de l’avancée du dossier, a qualifié ce dernier de chimère. Alors que le sujet ne cesse de faire jaser, Sophie Delettre a évoqué "une charge patrimoniale importante" et "des lourdeurs administratives", le bâtiment en question étant classé patrimoine exceptionnel mais a refusé de s’avancer sur un délai de réalisation du projet. Pas de quoi satisfaire l’opposition pour laquelle cela est de nature à mettre à mal l’image de la ville.