Liège

Le patron d’un donjon sadomasochiste poursuivi pour exercice illégal de la médecine.

Le diable, en réalité, Michel, 73 ans, le patron de « L’Antre du diable », un club sadomasochiste a comparu devant le tribunal correctionnel de Liège, pour avoir organisé de la prostitution, mais aussi participé à un exercice illégal de la médecine et de l’art infirmier. L’homme tenait un donjon sadomasochiste. Il a d’abord été inquiété pour avoir employé une mineure d’âge qui s’est prostituée dans son donjon. 

Il a déménagé à Ans où les autorités se sont inquiétées. En effet, il est apparu que des actes qui pourraient s’apparenter à des actes chirurgicaux et médicaux y avaient lieu. Certains ont expliqué que les conditions d’hygiène n’auraient pas été optimales. Une accusation que réfute totalement Michel. Dans ce donjon, des participants se faisaient clouer le sexe sur une planche en bois, ou encore suturer le méat urinaire… Certains hommes préféraient se faire injecter du sérum physiologique dans les seins avec des aiguilles pour les gonfler ou encore se faire prélever du sang pour le boire. 

Le parquet retient une période infractionnelle entre 2013 et 2014. Le 17 juillet 2014, les tenanciers promettaient des « jeux médicaux dans le BDSM (ndlr: bondage, sadisme et masochisme) à l’Antre du diable. » La plupart des séances ont été photographiées et diffusées sur le site. « Je n’ai pas obligé des gens à avoir ces pratiques », a indiqué Michel. « Je ne les ai pas inventées. Le fait d’enfoncer des aiguilles dans les gens c’est normal. Ces pratiques sont devenues banales », a estimé le prévenu. « Se faire clouer le sexe sur une planche vient sans doute d’un film avec Depardieu », a poursuivi le prévenu devant les yeux ébahis de la présidente du tribunal. 

Le parquet a requis une peine de 2 ans de prison. La défense a estimé que les préventions n’étaient pas établies car cela ne relevait pas d’actes médicaux.