Liège Beaucoup de projets vont être lancés. Dont certains aux Trixhes.

À l’instar de sa voisine Seraing, Flémalle, sur base du schéma de cohérence territorial, a lancé son Master Plan. Des projets, la commune n’en manque pas et beaucoup d’entre eux vont débuter dans les mois à venir.

On pense à la revitalisation de la Grand’Route via la programmation Feder, la réalisation d’un parking de 137 places derrière la polyclinique ou encore la rénovation du parking de la gare de Flémalle. Autant de projets, et bien d’autres, dont on a déjà parlé… Le visage de Flémalle va donc bien changer. "L’image de la commune en sera modifiée et nettement plus attractive", souligne Sophie Thémont, l’échevine déléguée aux fonctions de bourgmestre.

Le centre, c’est une chose, la périphérie une autre. Chokier et les Awirs auront droit à leurs aménagements, Mons-lez-Liège à une revitalisation conséquente avec la place Mottard mais aussi les rues E’Tiyou et de l’Hôtel communal. Mais le projet le plus important est et demeure la revitalisation des Trixhes qui prévoit, dans les vingt ans, la création de 1.000 logements. Et, par petites touches, cet ensemble prend forme.

Il y a tout d’abord le complexe privé, du promoteur BMB, qui sort de terre à la vitesse de l’éclair. À côté de la surface commerciale prévue, trente-six logements…

"Nous avions obtenu 5,5 millions de subsides dans le cadre de l’appel à projets quartier en transition", rappelle Sophie Thémont. "L’objectif de la démarche est de densifier l’habitat, pas de réaliser de l’étalement urbain. À côté de ce partenariat public-privé qui est un des premiers projets à sortir de terre, nous allons également attribuer un marché pour la réalisation de 48 logements publics alors que l’unité 2, elle, verra bientôt un appel à promotion lancé pour 30 logements collectifs et individuels. Sans oublier huit logements basse énergie terre aux forges en construction et la rénovation énergétique en cours de 141 habitations pour 8,3 millions d’euros dans le cadre du plan Pivert II."

Pour les Unités 1 et 4, la patience reste de mise.

Et un pôle emploi dès 2018 !

Il sera réalisé en plein centre suite à un rachat inattendu

Ce projet de pôle emploi faisait l’objet d’une fiche Feder mais il n’avait pas été retenu par la Task Force. Qu’à cela ne tienne, l’idée, elle, n’avait pas été rangée aux oubliettes. À un point tel qu’elle verra le jour dès… juin 2018.

"Nous sommes tombés d’accord avec Arcelor Mittal pour le rachat des bâtiments situés à l’arrière de la polyclinique et de la bibliothèque", explique avec un large sourire Sophie Thémont. Des bâtiments qui sont toujours actuellement occupés par les services informatiques mais qui deviendront sous peu propriété communale pour 1,4 million d’euros.

Le centre de la commune sera ainsi doté d’un pôle de service important avec l’athénée Guy Lang, la polyclinique, la bibliothèque et désormais ce pôle emploi que les autorités pensaient finalement réaliser dans l’ancienne école du centre qui sera finalement destinée à du logement tout en y maintenant la maison de la laïcité. Un pôle de service qui sera desservi par le parking paysager de 137 places et par les 121 places du DSI d’Arcelor Mittal dont les différents services intégreront le bâtiment en juin 2018.

"Nos services ont visité les bâtiments et il n’y a que peu d’aménagements à réaliser. Y seront regroupés les services d’insertion, l’Agence locale pour l’emploi, la maison de l’emploi mais aussi Insernet et tous les services liés à l’emploi, la formation et au socioprofessionnel."

L’achat du bâtiment sera voté au conseil communal jeudi prochain lors des modifications budgétaires.