Liège L‘UCM a présenté le bilan de la situation socio-économique de notre province

La section liégeoise de l’Union des classes moyennes (UCM) a présenté ce jeudi ses premières conclusions, résultant des chiffres de 2017, de la situation socio-économique des indépendants et des PME de la province de Liège.

"Globalement, la majorité des indicateurs financiers sont au vert", indique Valérie Saretto, secrétaire générale de l’UCM de notre province, bien que nous conservions toujours une certaine marge à rattraper vis-à-vis de la Flandre, notammen t."

En effet, les nouvelles sont assez positives pour l’UCM : le nombre d’indépendants augmente, comme le nombre de créations d’entreprise (plus de 8.100 en 2017). Les Liégeois ont ainsi créé 264 entreprises de plus en 2017 qu’en 2016, ce qui représente une augmentation de 3,3 %.

À côté de cela, le nombre de faillites augmente également, avec une augmentation de 5,66 % sur un an. "On a recensé 971 faillites en 2017, mais, bien que chaque faillite soit un drame, ce nombre reste à relativiser, au vu de la croissance du nombre d’entreprises. En outre, l’augmentation des faillites est moins marquée dans notre province que sur le reste de la Wallonie", explique Marc Vilet, président de l’UCM en province de Liège.

Parmi les nombreux secteurs d’activité, c’est la construction et surtout l’Horeca qui semblent les plus en difficulté. "L’Horeca est le secteur le plus touché par les faillites, indique Marc Vilet, la période est difficile pour eux, avec les mesures antitabac et les caisses enregistreuses. Le secteur de la construction a fort à faire avec la concurrence venue de l’étranger et sa main-d’œuvre à moindre coût."

Malgré ces difficultés, le chiffre d’affaires des PME liégeoises est globalement en progression, comme les résultats d’exploitation et de productivité.

"Il faut encourager l’esprit d’entreprise, qui n’est pas encore très valorisé chez nous, estime Marc Vilet, le statut d’indépendant s’est amélioré ces dernières années, avec une meilleure protection sociale . C’est la bonne direction, mais il faut encore faciliter l’accès à ce statut, en libérant les indépendants des trop grosses tracasseries administratives actuelles."