Liège Les riverains de la prison devront encore attendre de longs mois La brume totale…

Après la claque reçue début de cette année, les riverains de la prison de Verviers ne savent toujours pas à quelle sauce ils vont être mangés par l’État.

L’expropriation est acquise et elle ne sera pas discutée. Le prix de rachat de leur bâtiment bien, mais, pour cela, il faudrait une base de réflexion. Mais ils n’en ont pas.

"Depuis la réunion avec la Régie des bâtiments et les représentants de la Ville, c’est silence radio", explique cet habitant de la rue d’Heusy. "On commence quand même à s’inquiéter, un peu comme tout le monde, car les mois passent et nous n’avons aucune idée. Pourtant, cela fait deux ans que l’on parle de ces expropriations."

La prison va effectivement s’étendre. Du parking en suffisance est prévu ainsi que deux entrées. Bref une reconfiguration des lieux qui nécessite de l’espace. Une vingtaine d’habitations vont ainsi passer à la trappe.

Dans la rue des Coteaux, les riverains les plus concernés sont tout aussi dans le brouillard. "On nous promet cette estimation mais on ne voit toujours rien venir… Et dire que l’on doit être parti pour le 31 mars 2019. On aimerait savoir…"

Car, il faut chercher un logement, le trouver et surtout avoir le budget pour le financer… Actuellement, les habitants du quartier, que l’on a rencontrés, ont eu des opportunités. Mais faute d’estimation, ces transactions sont tombées à l’eau.

En ce début de semaine pourtant, on a parlé chiffres. La régie des bâtiments a bel et bien défini le budget global - et a fortiori celui pour chacun des riverains - mais, motus. "Les riverains, les premiers concernés, vont être prévenus", assure Laurent Vrijdaghs, l’administrateur général de la Régie des bâtiments. Il ne dit pas quand…

Selon nos informations, pas avant septembre… Le temps risque d’être encore long. Il restera alors six mois pour accepter l’offre, trouver un logement et déménager. "On laissera le temps qu’il faut, la prison ne va pas se construire directement", assure Laurent Vrijdaghs.

On prend acte.