Liège

Le médecin a constaté que le père avait une "toute petite plaie superficielle" au poignet.

La cour a entendu les voisins qui ont prévenu les secours. "Vers 9 h 30, j’ai vu de la fumée s’échapper des châssis de la maison", a indiqué cette voisine. "Au début, il n’y avait pas beaucoup de fumée, mais elle s’est accélérée quand les secours sont arrivés. Je me suis dit qu’avec la fumée, s'il y avait quelqu’un dans la maison, ce serait dramatique."

La voisine directe connaissait les enfants. Lorsqu’elle a discuté avec Philippe Roufflaer, elle lui avait signalé que la seule chose qui pouvait l’ennuyer, c’était un véhicule garé dans son allée. C’est justement ce que Philippe Roufflaer avait fait la veille des faits en laissant une camionnette dans cette allée. "Comme la camionnette me bloquait, j’ai frappé à la porte et sonné pour qu’on la bouge", a indiqué cette dame.

"J’ai eu l’impression, quand j’ai levé la tête, que la fenêtre bougeait. J’ai eu l’impression qu’il y avait un mouvement dans les escaliers, comme si quelqu’un descendait." Ce témoin a entendu les chiens qui aboyaient dans la maison et semblaient désespérés. "Pour moi, quand on veut se suicider, on y arrive", a terminé ce témoin. Les pompiers qui sont intervenus sur place ont témoigné.

Les fumées des deux incendies avaient envahi les lieux. "On m’a descendue la première petite fille sans blessure apparente", a indiqué le pompier. "On a essayé de la réanimer. La deuxième était égorgée. On a décidé de ne rien faire parce qu’il n’y avait plus rien à faire. Lorsque le papa est descendu, il y avait une respiration, on l’a sauvé." Les secours se sont rendus compte qu’il n’y avait rien à faire pour les enfants. "Nous avons constaté la lividité cadavérique. J’ai eu des difficultés à ouvrir la bouche pour faire le bouche-à-bouche." Les secours questionnés ont expliqués avoir été choqués par ce qu’ils avaient découvert. "J’ai déjà vu des morts dans des incendies, des graves brûlures, mais je n’avais jamais vu pareille blessure et un acte qui me semblait être volontaire. On ne s’y habitue jamais."

Les urgentistes ont été entendus. Elles ont constaté une blessure au poignet de Philippe Roufflaer. "Il avait une petite plaie au poignet très superficielle. Elle n’a même pas nécessité de pansement." A contrario, la blessure au cou de la fillette a impressionné les secours. "Elle avait une ouverture de 11 cm et demi à la gorge. C’est une blessure d’une grande violence. Je suis toujours troublée d’avoir vu cela", a terminé ce médecin.

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