Liège Le PUM est sous enquête publique. Les opposants craignent un passage en force.

Depuis quelques jours et jusqu’au 5 janvier prochain, le PUM, soit le Plan urbain de Mobilité de la région liégeoise, est soumis à une enquête publique. Enfin est-on tenté d’écrire !

Comme son contenu en effet, voilà un vaste plan qui a déjà quelques heures de vol. Très attendu par les autorités liégeoises, il se présente comme une bible en matière de mobilité et d’aménagement du territoire à l’échelle de la province de Liège.

Ce jeudi toutefois, alors que l’enquête publique permet à tous les citoyens de s’exprimer, jusqu’au 5 janvier donc, des voix se sont déjà élevées ; celles d’irréductibles opposants à CHB.

Le groupement CHB, fondé en 1983, précisément pour s’opposer à la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux Beaufays… existe toujours. Et aujourd’hui plus que jamais, le groupement perçoit en CHB "une menace de 12,5 km, avec 4 viaducs et 6 échangeurs". Pour un budget estimé à 500 millions d’euros (en 2007).

Les craintes actuelles ? Que la liaison se construise bien sûr "alors que ce projet remonte à 1969, l’époque du tout à la route", rappellent Frédéric et Laurence Falisse, membres du groupe. Mais aussi que, dans le PUM en question, le projet CHB soit implicitement validé. "Dans la présentation résumée du PUM, qui fait quand même déjà 37 pages, on ne retrouve que deux mentions CHB", constate Jean Peltier, également membre du groupement, "or il semble logique que les personnes qui vont consulter ce dossier dans le cadre de l’enquête, se contentent de lire les 37 pages". Le hic, c’est que dans le document complet, "une bonne moitié du volet relatif à la mobilité est consacrée à la liaison CHB".

Une certaine opacité dans la présentation du projet, voilà ce que craignent ces anti-CHB, "d’autant que les conseils communaux, composés de nombreux nouveaux élus, n’ont que jusqu’au 21 février pour adopter le texte", ajoute Jean Peltier. Une précipitation et une manière de mener le dossier qui en disent long estime encore le groupement CHB.

Valider ce PUM reviendrait donc à valider le projet autoroutier ? Une certitude en tout cas, cela ne réglera pas la question du financement. Rien n’est fait.

Marc Bechet