Liège

La zone de police de Liège devrait être l'une des premières du pays à acquérir des pistolets à impulsion électrique (tasers). Le temps de procéder à la passation de marché, ceux-ci devraient être utilisés dès janvier 2018. S'agissant d'un projet pilote, une évaluation sera réalisée au bout de six mois, a précisé lundi soir le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, lors du conseil communal.

Après les séances d'information organisées afin d'expliquer l'intérêt d'acquérir des tasers, le point était à nouveau inscrit à l'ordre du jour du conseil communal. Le bourgmestre a rappelé que ces six tasers sont destinés uniquement au Peloton Anti Banditisme (PAB), composé de membres qualifiés, qui en a exprimé le souhait afin de "compléter l'arsenal permettant de ne pas utiliser d'arme à feu comme il a déjà été amené à le faire dans le but de neutraliser une personne". 

En effet, en août dernier à Jupille-sur-Meuse, le PAB a été confronté à un individu armé d'un couteau, l'air hagard, dont le tee-shirt était couvert de sang. L'homme refusait de se laisser approcher. Après diverses tentatives, les policiers lui avaient finalement tiré dans les jambes afin de le maîtriser. Les avis sont partagés du côté de l'opposition. Alors que le MR s'est montré favorable à l'acquisition de telles armes qui peuvent ainsi éviter l'escalade de la violence face à une personne qui serait par exemple dans un état second, les groupes Ecolo, PTB et Vega ont émis des réserves quant aux risques éventuels de problèmes cardiaques ou de blessures qui feraient suite à la chute de la personne visée. PS, cdH et MR ayant voté favorablement, l'acquisition desdits tasers a donc été actée. Selon Christian Beaupère, chef de corps de la zone de police de Liège, ces pistolets à impulsion électrique peuvent s'avérer très utiles sachant que sur 1.000 interventions destinées au PAB, on en dénombre 200 au cours desquelles ces policiers très entraînés sont confrontés à des individus armés.