Liège La CSC et plusieurs associations dénoncent le" salaire de misère" des travailleurs qui fabriquent les vareuses du mondial.
Le sport, c'est bien... mais quand il participe à l'exploitation de la misère, c'est nettement moins positif. Ce lundi après-midi, une action était menée par plusieurs associations et une classe de l'école communale Vieille Montagne, en collaboration avec le syndicat Chrétien (CSC), place Saint-Lambert. À quelques jours du lancement du mondial 2018 en effet, cette action dénommée Mondial des Droits Humains, veut mettre en lumière "le salaire de misère" que touchent les hommes et les femmes qui fabriquent, en Asie, les vareuses et autres produits Nike et Adidas. "Deux entreprises qui fournissent 22 des 32 pays qualifiés", explique Jean-Marc Caudron, responsable de la campagne pour l'association Achact. "Aujourd'hui en effet, nous dénonçons l'antijeu de Nike et Aiddas sur le salaire vital de celles et ceux qui fabriquent leurs produits". La requête des associations : payer un salaire décent à ces travailleurs. Selon une récente étude en effet, le salaire minimum vital en Indonésie serait de 363 euros par mois... c'est quatre fois plus que le salaire que touchent les travailleurs du secteur puisque ce dernier est de 80 à 90 euros par mois. "90 euros, c'est d'ailleurs le prix d'une vareuse", poursuit le militant, "celles et ceux qui les fabriquent ne savent donc même pas se les payer".
Article complet dans la DH de ce mardi.