Liège Les gens du voyage ont quitté le quartier des Tawes, sur fond de polémique

Le samedi 16 juin dernier, c’est un peu déconcertés que les habitants du quartier des Tawes à Liège ont vu s’installer plusieurs familles, des gens du voyage, sur ce terrain vague appartenant à la Ville de Liège, rue Coupée. Comme souvent, ce genre de campement provisoire inquiète et plusieurs riverains ont rapidement dénoncé les nuisances engendrées… mais fallait-il pour autant chasser ces personnes  ? La question divise…

Ce vendredi, le bourgmestre de Liège a toutefois tranché… en signant un arrêté de “déguerpissement” pour reprendre le terme juridique consacré. Les personnes qui s’étaient installées rue Coupée avaient donc 72 heures (3 jours) pour déguerpir. Ce qu’ils ont fait.

Dimanche matin en effet, il n’y avait plus aucun véhicule sur le terrain en question. Il faut dire que les autorités avaient prévenu… s’ils ne partaient pas, l’intervention de la police serait inévitable.

Si certains se réjouissent de l’issue de l’issue de ce dossier, la polémique reste entière à Liège qui – l’Ecolo Guy Krettels n’a pas manqué de le souligner – s’était déclarée commune hospitalière. “Or il est une communauté qui n’a pas dû se rendre compte de cette nouvelle ambition de notre Ville : je veux parler des gens du voyage. Chassés il y a quelques mois de Belle Île, il y a quelques semaines du skate park de Glain...”

La requête de l’élu Ecolo ? Que la Ville de Liège mette effectivement en place un terrain adapté à l’accueil de ces personnes, “comme préconisent et subsidient les derniers gouvernements wallons”.

Les gens du voyage sont toutefois partis… et Guy Krettels s’interroge désormais  : “Bien sûr qu’il fallait tenir compte des plaintes mais le problème reste entier et se reposera très prochainement à Liège, au Thier à Liège ou ailleurs. Se mettre la tête dans le sable, c’est tout simplement indigne de notre Ville”

L’argument de Liège a quant à lui le mérite d’être limpide : elle prend déjà “une part active en termes de solidarité dans les problématiques sociétales”… Cette problématique-ci peut donc “être endossée par d’autres communes de l’arrondissement”.