Liège 1.538 Liégeois ont répondu à la grande enquête lancée il y a six mois

Les élus PTB de Liège-Ville, Sophie Lecron et Raoul Hedebouw, l’ont répété à plusieurs reprises déjà : "nous voulons consulter les Liégeois avant de rédiger notre programme définitif". Et à cinq mois des élections, une grosse étape vient d’être franchie avec le retour de cette enquête lancée à l’automne 2017. Au total, le PTB a pu consulter 1.538 Liégeois sur diverses thématiques… une base utile pour la politique "anticapitaliste" que défend le parti.

Dix thématiques, un classement à réaliser, une prise de température sur la politique menée par la majorité PS-CDH à Liège, voilà en résumé le contenu de ce questionnaire qui fut donc rempli à plus de 1.500 reprises. "Ce qui représente, il faut le souligner, plus de 1.500 rencontres et discussions avec les Liégeois pour nous", explique Raoul Hedebouw.

Venir en aide aux personnes les plus fragilisées de façon prioritaire plutôt que d’investir dans les projets bling-bling… c’est la requête qui fut le plus sollicitée dans le volet pauvreté, thématique classée comme prioritaire devant le logement et l’emploi… ce qui n’étonne guère le leader du PTB. "On a inauguré énormément de choses ces dernières années à Liège mais s’est-on suffisamment occupé du cœur, du social ?". La réponse est non insiste-t-on au PTB… les 33,5 % de sondés qui réclament prioritairement une solution contre les logements vides (3.500 à Liège) et ces 30 % qui désirent "plus de logements sociaux", le prouvent aussi.

L’enquête fut logiquement dirigée vers les affiliés du parti - plus de 400 à Liège-ville - dans un premier temps du moins et c’est sans surprise que les thématiques chères au PTB, ont émergé. "Mais la volonté était aussi d’élargir notre action", précise Sophie Lecron. Une moitié des sondés ont ainsi précisé avoir déjà voté PTB lors d’une élection.

La pauvreté, le logement, l’emploi ressortent… comme l’environnement qui, le PTB le confirme, n’était pas le point fort du parti mais qui sera aussi un thème de campagne, avec cette touche "anticapitaliste". "Les gens réclament davantage d’espaces verts. Nous sommes d’accord car nous rappelons aussi que de nombreux espaces verts sont aujourd’hui vendus à des promoteurs privés pour y créer du logement hors de prix".