Liège Son avenir à la tête de l’Université de Liège reste pour l’instant incertain.

En 2014, Albert Corhay a été élu au poste de recteur de l’ULg pour 4 ans. Il avait alors indiqué qu’il ne souhaitait pas briguer un second mandat, comme c’est pourtant de coutume à la tête de cette institution.

Si Albert Corhay reste fidèle à cette idée, il souhaite néanmoins prolonger son mandat de 2 ans, ce qui le laisserait à la tête de l’université jusqu’en 2020. "Je plaide depuis longtemps pour un mandat de 6 ans non-renouvelable" indique le Recteur. "Ce temps est nécessaire pour permettre à l’équipe rectorale d’élaborer un plan stratégique et d’avoir le temps de le mettre en œuvre", estime-t-il.

Un plan stratégique qui vient d’ailleurs d’être voté à l’unanimité la semaine dernière par le conseil d’administration. Il reste donc à l’appliquer. "Nous avons travaillé à une cadence élevée, mais j’ai coutume de dire que l’université est une vieille dame qui ne faut pas brusquer" fait remarquer Albert Corhay.

La prolongation de son mandat n’est cependant pas encore entérinée. Un décret doit être mis en place par le ministère de l’Enseignement supérieur de la FWB afin l’autoriser.

La question serait ensuite soumise au vote du corps universitaire, "dans les mêmes conditions et pondérations qu’une élection normale", ajoute le Recteur. Un référendum, en quelque sorte, sur la prolongation du mandat.

Au sein de l’ULg, certains s’opposent à cette volonté. "C’est une question de principes", estime Pierre Wolper, doyen de la faculté des Sciences appliquées. "En cette période où la plupart des institutions et des dirigeants sont remis en cause, dans un contexte international de montée du populisme, j’estime que l’université doit être un modèle. Notre institution se doit de former des citoyens responsables, et ce changement de règles en cours de route est contraire à notre mission d’éducation".

"Mon objectif n’est pas du tout de m’accrocher au pouvoir" se défend Albert Corhay, "mais de savoir mener les actions nécessaires pour le bien de notre université".

La décision politique est attendue cette année. Si le décret est adopté, la procédure de vote aura lieu en 2018.