Liège Urbagora et NN Studio lèvent des fonds pour créer une nouvelle ruche

Les biens communaux, c’est le nom de cette coopérative née fin 2016, à l’initiative de l’association Urbagora notamment; un nom qui n’a bien sûr pas été retenu au hasard… à l’époque en effet, on baptisait de la sorte ces biens appartenant, en commun, aux habitants d’une communauté, d’une ruralité… généralement des terrains, des bois, des landes ou des prairies.

Et cette communauté, ce n’est pas en province mais bien au cœur de Liège qu’elle voit le jour, dans le quartier Saint-Léonard précisément.

D’ici peu en effet, la coopérative les biens communaux, qui implique aussi NN Studio (studio de graphisme) déposera une demande de permis pour créer une nouvelle ruche associative et créative, rue des Bayards 67.

Loin d’être un machin coopératif futile de plus, les biens communaux présentent ici un projet pour le moins abouti et pour lequel plus d’un million d’euros ont déjà été rassemblés. La coopérative a en effet levé 1,291 million d’euros - il reste toutefois des parts à prendre - qu’elle s’apprête à investir dans la rénovation d’un ancien bâtiment industriel.

En Saint-Léonard ! Where else ? S’il est vrai que le quartier est devenu ces dernières années un vivier de créateurs, François Schreuer, administrateur-délégué, souligne aussi cette localisation plus inédite. "Nous ne sommes pas ici au début de Saint-Léonard qui connaît déjà un certain renouveau mais bien rue des Bayards"… Dans le fond du quartier doit-on comprendre où une renaissance est, visiblement, plus compliquée. "Ce projet, nous le menons donc dans sa fonction utile mais aussi sociale et nous espérons qu’il aura un effet sur le quartier en lequel nous croyons".

Fonctionnel donc… il faut dire que sur 5 niveaux (750 m²), sans compter le jardin, ce ne sont pas moins de 15 structures de travail indépendantes (à louer à prix modéré) qui seront mises à disposition, sans compter la salle polyvalente, les espaces communs dont le jardin… et la cantine. "Ici, on parle d’une quarantaine d’emplois occupés à terme".

C’est une volonté des coopérateurs : les fonctions qui seront actives ici devraient avoir un lien avec les secteurs créatif et associatif mais rien n’est exclu dans un premier temps, excepté peut-être "une fonction purement lucrative". L’échange humain est aussi au cœur du projet.

Si le dossier rencontre le succès escompté, les travaux débuteront fin d’année pour s’achever fin 2019.