Liège Il est passé d’aide à des associations humanitaires à vouloir collaborer avec l’État islamique.

Nouredine, 35 ans, a comparu détenu devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de sa participation en tant que dirigeant à une entreprise terroriste, mais aussi avoir aidé d’autres à rejoindre les rangs de la Syrie.

Si l’homme admet qu’il a tenté à plusieurs reprises de rejoindre les rangs de l’État islamique en Syrie, il nie avoir aidé d’autres à s’y rendre. "J’étais actif dans l’humanitaire", a déclaré le prévenu. "Je suis allé dans plusieurs camps de Palestiniens et de Syriens. Je me suis intéressé au conflit syrien. J’ai commencé à travailler dans l’humanitaire à Liège."

Le 15 avril 2015, l’homme s’est rendu en Turquie dans un camp de réfugiés Syriens. "Après cela, j’étais prêt à tout pour aller en Syrie. En septembre 2015, J’ai appris que le fils d’un passeur de djihadistes était malade. Je voulais aller le chercher pour le faire soigner ici. Je venais de passer par une situation presque identique. Je me suis dit qu’une fois que je l’aurais aidé, il allait m’aider en retour."

Selon Nouredine , le projet était soit de le faire venir grâce à l’intervention des hôpitaux, ou le faire venir grâce à des faux papiers par le chemin emprunté par les réfugiés. "Je n’ai pu avoir que les papiers d’un homme et pas d’un enfant. Ils ont essayé de passer la frontière, mais ont été arrêtés à la frontière. L’enfant est mort quelques jours après."

L’enquête a permis de déterminer que l’homme a été en contact avec de nombreuses personnes connues pour des contacts avec des djihadistes et connu pour ayant des liens avec l’État islamique.

Il s’est rendu dans divers pays et a collecté de grosses quantités d’argent. "C’était une collecte pour le petit garçon", a indiqué le suspect qui nie avoir été un des dirigeants. "J’ai fait des efforts dans la déradicalisation. Je ne dis pas que c’est acquis à 100 %, mais c’est en bonne voie", a déclaré le prévenu.

Une autre audience est prévue pour le réquisitoire et les plaidoiries.