Liège

Nous l’évoquions il y a quelques semaines, les tarifs en matière de stationnement vont sensiblement augmenter à Liège, et ce, dès le 1er janvier 2014. En cause ? La modification de plusieurs règlements communaux et la nécessité de boucler un budget à l’équilibre… une tâche toujours plus difficile pour les communes. À Liège, c’est sur le stationnement que la Ville a jeté son dévolu, en augmentant notamment les tarifs horaires du stationnement en ville.

La solution ? Se rabattre sur le parking privé diront certains… bien trop facile! En effet, l’inflation des prix de stationnement ne touche pas que le secteur public à Liège puisque la majorité a également pris une mesure concernant le secteur privé. Des mesures "excessives" à entendre les gérants de ces parkings privés.

Alors qu’en 2012, un gérant devait payer 20 € par an et par emplacement géré, il payait 35 € en 2013. En 2014, il payera… 60 €. Comme l’an dernier, si le gérant pratique des tarifs au quart d’heure et non à l’heure, il pourra toutefois payer la moitié du tarif…

Faites le compte pour ce gérant des parkings Saint-Lambert, Cathédrale et Charles Magnette qui comptabilisent 1.285 places : plutôt que de payer 25.700 € (tarif 2012), il payera désormais 77.100 €. "C’est une exagération manifeste", explique Christian Bailly, gérant des sites.

Pour cette gérante d’un parking privé plus modeste (190 places), la note est moindre mais elle a également triplé : "On nous dit que les parkings sont trop chers, la faute à qui ?".

Quelle différence pour l’utilisateur ? Aucune… à condition que les parkings privés n’augmentent pas leurs tarifs. Nous ne sommes pas chez les Bisounours bien sûr et si on retiendra qu’en 2013, la hausse de la taxe fut rarement répercutée, cette nouvelle hausse change la donne : "Inévitablement, cela se répercutera sur le prix", poursuit en toute transparence, Christian Bailly qui gère également les 2.200 places du parking de la Médiacité. "Jusqu’à présent, nous essayons de rester raisonnables vu la période de crise mais là…". Et de rappeler que derrière les prix pratiqués, il y a aussi des investissements, de l’électricité… du personnel ! "Si ça continue, les gens ne viendront plus en ville".