Liège Pierres cassées, concessions abandonnées… le MR tire la sonnette d’alarme. L’échevine parle d’un mauvais procès…

Ils n’ont eu qu’à se baisser, dans l’un des 22 cimetières liégeois, pour trouver ce qu’ils dénoncent, à un mois tout pile de la Toussaint… Ce lundi matin, les libéraux liégeois étaient en effet réunis dans le petit cimetière de Glain, situé rue Walthère Hannay. Et ici comme dans d’autres cimetières liégeois, les exemples de tombes dégradées ne manquent pas…

La faute à qui ? Pas aux ouvriers communaux, fossoyeurs et jardiniers en charge de leur entretien estiment les élus MR mais bien à la Ville de Liège et à sa gestion approximative voire laxiste de cette problématique. Car depuis l’abandon du glyphosate et d’autres produits phytosanitaires, la verdure est devenue la reine des allées.

"Hier encore, un fossoyeur me disait qu’il se faisait constamment interpeller par des personnes qui fréquentent le cimetière mais le problème, c’est qu’ils ne sont pas assez pour entretenir, une grosse vingtaine en permanence". Comme l’indique Fabrice Drèze en effet, la gestion des cimetières a changé depuis 2 ans… depuis que la Ville de Liège a opté pour un entretien de ces espaces, sans produit phytosanitaire, sans glyphosate (Round up) notamment. "Auparavant, on passait deux fois l’an et c’était suffisant mais désormais il faut revenir. Mais des solutions existent".

Pour l’échevine Julie Fernandez-Fernandez, le procès qui est fait à la Ville est injustifié, car Liège est précisément pionnière en la matière et, en quelque sorte, essuie les plâtres, l’interdiction des produits étant obligatoire dès 2019. "Liège multiplie les efforts et les solutions", assure l’échevine (lire ci-contre).

Des solutions, les libéraux en évoquaient quelques-unes ce lundi matin. Outre la végétalisation (organisée) des allées, la mise en place de cimetières paysagers ou des méthodes visant à canaliser les mauvaises herbes, il y a l’exemple de la Ville de Tournai, poursuit Louis Maraite.

"Cette ville, socialiste au demeurant, dispose d’un règlement qui permet, depuis 2 ans, permet d’organiser la vente de tombes. Si une tombe est formellement abandonnée, la Ville peut la récupérer et la revendre". Et d’éviter ainsi la multiplication de pierres cassées et les tombes qui prennent l’eau… "Une autre solution est aussi le parrainage de tombes qui présentent un caractère patrimonial"

Autant de solutions donc qui pourront nourrir la réflexion. Une certitude, la suppression du glyphosate de nos cimetières va inexorablement transformer la gestion et la configuration de ces lieux de recueillement.

Julie Fernandez-Fernandez, échevine PS : "l'abandon du glyphosate est un choix assumé depuis 2015"

“Première chose, le MR n’a jamais fait aucune proposition concrète. Ensuite, il est faux de dire que nous manquons d’effectifs, je viens encore d’officialiser 4 engagements pour ce service. Concernant l’abandon du glyphosate, c’est bien sûr un choix risqué mais assumé depuis 2015. Nous avons 22 cimetières et le risque pour la santé est trop grand… Aujourd’hui, nous multiplions les efforts et les solutions comme le fauchage tardif, la végétalisation, on teste, on réorganise. Pour être prêt avant les autres”.