Liège

Orange Belgique a présenté lundi une série de cas concrets d'utilisation de la 5G. Il s'agit d'une première dans le genre en Belgique. 

Et c'est à Liège, dans le cadre du Château de Colonster et du Cercle de Wallonie, qu'a eu lieu cette démonstration de l'opérateur télécom. Elle n'aurait en effet pas été possible à Bruxelles en raison des normes d'émission trop strictes actuellement en vigueur. Orange s'est associé à Nokia pour démontrer le potentiel et les applications de la future 5G appelée à succéder à l'actuelle 4G à partir de 2020. Une technologie dix fois plus rapide que ce que ne permettent les réseaux mobiles pour le moment. Elle permettra en effet un débit de 1GB par seconde sur les smartphones.

Les améliorations qu'elle apportera en termes de vitesse, de latence, de capacité, de fiabilité ou de sécurité ouvriront en outre le champ à de nouvelles applications comme les réalités virtuelle ou augmentée, les hologrammes, les véhicules connectés ou les services de santé en ligne et la chirurgie connectée en temps réel.

Orange Belgique a profité de la venue de Stéphane Richard, le grand patron du groupe français du même nom, devant certaines personnalités politiques liégeoises (le ministre libéral des Pensions Daniel Bacquelaine ou l'ex-ministre socialiste wallon de l'Economie Jean-Claude Marcourt) et les patrons du Cercle de Wallonie pour démontrer concrètement différents cas concrets.

Ainsi, il y aura par exemple dix fois plus d'objets connectés que d'êtres humains sur la planète dans quelques années, a illustré l'opérateur. Le temps de latence réduit à quelques millisecondes permettra, lui, aux voitures connectées et autonomes d'éviter des accidents de la route. Il sera possible de retransmettre un concert live holographique en 3D. Un ensemble d'applications rendues concrètes lundi et qui ne seraient pas possibles avec la latence et le temps de réponse de la 4G.

Une démonstration inédite en Belgique mais qui n'aurait toutefois pas pu avoir lieu à Bruxelles en raison des normes d'émission trop strictes qui y sont en vigueur pour les antennes des opérateurs. C'est donc à Liège que Nokia et Orange se sont rendus, en accord avec l'Institut belge des postes et télécommunications (IBPT), le régulateur du secteur. Une évolution du cadre réglementaire et administratif est donc nécessaire, a-t-on répété lundi.

L'opérateur belge y a néanmoins réaffirmé sa volonté de commencer à déployer la 5G dès que possible pour ses clients résidentiels et professionnels. "Nous sommes définitivement prêts!", a martelé son administrateur délégué Michaël Trabbia. "Et cela avance petit à petit sur la problématique bruxelloise", reconnaît-on dans les rangs de l'opérateur.