Liège

Le tribunal a également décidé de retirer la nationalité belge à Noureddine Hamecha qui fomentait un attentat au Shape

Le tribunal correctionnel de Liège a condamné Noureddine Hamecha, 35 ans, à 10 ans de prison, une amende de 30.000 euros et une déchéance de la nationalité belge pour avoir tenu un rôle de dirigeant dans une organisation terroriste, l'état islamique. 

L'homme a été reconnu coupable d'avoir épousé les thèses de l'état islamique, de les avoir propagées, mais aussi d'avoir récolté de l'argent en vue de commettre un attentat et d'avoir envoyé des jeunes combattre aux côtés de l'état islamique. 

Il était sous surveillance depuis un certain temps lorsqu'il a été interpellé. Il a fait de nombreux voyages à travers toute l'Europe pour récolter des fonds. Il était régulièrement en contact avec des personnes radicalisées en Europe, mais également en Turquie et en Syrie. Il a également tenté de rejoindre la Syrie. 

Il est apparu des écoutes qu'il a évoqué la possibilité de réaliser un attentat lors d'une brocante réalisée sur le site du Shape à Mons lors de laquelle des "militaires de toutes nationalités revendent leurs biens avant de partir." Des faits qu'il a évoqués en juillet 2016. 

Il avait prévu d'épouser une mineure d'âge avec qui il voulait partir en Syrie. Empêchée par ses parents, celle-ci a tenté de leur porter des coups de couteau. Cette jeune fille a expliqué que Noureddine Hamecha était un des membres haut-placés de l'état islamique et qu'il faisait du recrutement pour l'organisation. 

Devant le tribunal, le prévenu a prétendu qu'il n'épousait plus les thèses de l'état islamique et a tenté de minimiser son rôle. Il a déclaré avoir récolté des fonds dans le but d'aider le fils d'un djihadiste malade. "Certes, cet enfant existe, il était gravement malade et est bien décédé", relève le tribunal " Le prévenu a peut-être voulu organiser son hospitalisation en Belgique durant la période infractionnelle. Il n’en reste pas moins que tous les actes matériels de participation posés par le prévenu ne peuvent expliquer son souhait d’aider cette famille. Il n’avait aucun motif de recruter des candidats au Djihad pour aider l’enfant malade et a continué ses activités après le décès de l’enfant."