Liège

Le tribunal correctionnel de Liège a rendu mercredi un jugement sur les bancs dans lequel il a constaté l'impossibilité de juger une importante affaire de braquages reprochés à deux Liégeois. 

A la suite de la grève des gardiens de prison, l'un des prévenus, détenu, qui ne pouvait disposer de ses vêtements "civils" a en effet refusé d'être extrait de sa cellule. Le tribunal a reporté l'examen de l'affaire au 5 septembre. Deux Liégeois âgés de 26 et 27 ans doivent répondre dans ce dossier d'une série de braquages et de tentatives de braquages de banques. L'un d'eux, auteur d'une tentative d'évasion en décembre 2017, devait être extrait de la prison de Saint-Gilles et être escorté vers le palais de justice de Liège mercredi.

Ce détenu a cependant refusé de comparaître mercredi matin et a signifié verbalement son refus aux policiers. Ses avocats auraient pu le représenter mais ils se sont étonnés de son absence car leur client participait activement à son procès.

Après avoir sollicité des informations en provenance de la direction de la prison de Saint-Gilles, le tribunal a appris que le détenu subissait les conséquences de la grève des gardiens de prison et qu'il n'avait pas eu l'opportunité de disposer de ses vêtements civils pour comparaître à l'audience.

Le parquet a estimé que cette question était une futilité, mais les avocats du prévenu ont soutenu de leur côté que leur client a été privé d'un droit fondamental dans le cadre de sa comparution. Les juges ont finalement suivi le raisonnement de ces derniers. "Il ne s'agit pas d'un caprice de vouloir porter des vêtements civils mais d'un droit reconnu à chaque prévenu", ont-ils souligné.

Le réquisitoire et les plaidoiries ont été reportés au 5 septembre.