Liège Suite aux intempéries, les dépôts se sont accumulés massivement sur le fleuve

Les images sont impressionnantes mais ce n’est pourtant pas une première… un vaste tapis de déchets en tout genre a été observé sur la Meuse, à hauteur du barrage de Lixhe ce lundi matin. En quelques heures, tout avait déjà disparu.

Ce vendredi en effet, des pluies diluviennes se sont donc abattues sur la région liégeoise, faisant déborder de nombreux cours d’eau. Au total, une vingtaine de communes ont été impactées lourdement par ces inondations et, fort logiquement, ces eaux ont emporté avec elles des déchets divers, de nombreux morceaux de bois, de la végétation…

Images spectaculaires donc, ce lundi 4 juin en matinée, les personnes qui circulaient le long du fleuve, en aval de Liège, à hauteur du barrage de Lixhe, ont pu apercevoir toutes ces crasses, accumulées près de l’ouvrage sur la Meuse.

Question : comment les autorités procèdent-elles au nettoyage du fleuve, le cas échéant ? En début d’après-midi en effet, il n’y avait plus rien… Réponse : on ne nettoie pas.

Comme l’indique Nicolas Yernaux en effet, porte-parole au SPW, "les débits du fleuve varient énormément après de fortes intempéries et ce lundi, on est passé d’un débit de 90 m3 par seconde à 650 m3 par seconde". C’est énorme. Par ailleurs, cette variation a été observée à plusieurs reprises dans le courant de la journée, "ça fait un peu le yo-yo", poursuit le porte-parole.

En raison de ces variations mais aussi du débit rapide, l’intervention du SPW est logiquement rendue compliquée. "En fin de journée, toutes ces crasses se trouvaient sans doute déjà aux Pays-Bas. La seule chose qu’on peut faire c’est les prévenir que ça arrive".

Pour le barrage, chaque centrale hydroélectrique possède des dégrilleurs, explique encore Nicolas Yernaux, "ce sont des grilles qui empêchent le blocage de la centrale". Et ce qui est récolté grâce à ce système est envoyé dans le réseau classique de tri.

À noter enfin que ces dépôts n’ont absolument pas perturbé le trafic fluvial qui est, à cet endroit de la Meuse, relativement faible.