Liège Le Theutois ne regrette cependant pas d’avoir mis un terme à sa carrière internationale. "Désormais, je prends du plaisir".

Dresser un bilan de la saison de Loïc Juszczak n’est pas facile. L’hiver dernier, le Theutois avait décidé de quitter le circuit international pour reprendre une vie plus traditionnelle : donner des cours, participer à des tournois en Belgique. Il lui a fallu un peu de temps pour se remettre de ses émotions puis la machine s’est mise en route, avec quatre tournois remportés. À Waremme, il a même réussi à battre Julien Dubail. Mais à ses yeux, ce n’est pas l’essentiel.

"J’ai battu Dubail alors que je revenais de vacances et que je n’avais plus touché la raquette depuis un mois, excepté la veille en match du premier tour", dit-il. "Mais c’était la fin de saison, il était sans doute un peu saturé aussi. D’un point de vue statistique, c’est mon meilleur match de la saison mais ce n’est pas celui dont je retire le plus de satisfaction."

Ce qui lui fait surtout plaisir, c’est d’avoir retrouvé le plaisir de jouer. "Je suis plus relâché, je prends enfin du plaisir. Récemment, j’ai revu mon préparateur physique : il m’a dit qu’il ne m’avait jamais vu aussi détendu. Et finalement, je n’ai jamais aussi bien joué."

De là à lui faire regretter d’avoir quitté le circuit ou à le faire changer d’avis, il n’y a qu’un pas… qu’il ne franchira d’ailleurs pas. "Je pense malgré tout que c’était la bonne décision et elle restera définitive. Parce que je me sens plus cool qu’avant."

Ne lui demandez d’ailleurs pas quelle place il occupe au Belgian Circuit : il n’en sait rien. "Tout ce que je sais, c’est que je fais partie des huit sélectionnés pour le Masters ce week-end à Bruges. Je rencontre Stijn Meulemans (NdlR : qui s’est marié le week-end dernier) en quarts de finale mais je ne connais même pas mes deux adversaires potentiels en demi-finale."

Pas question donc, l’an prochain non plus, de courir les trophées et les prize money dans toute la Belgique. "La chose qui me plaît vraiment beaucoup, c’est de jouer à Liège, où l’ambiance est bonne, où il n’y a pas de rivalité. Jouer contre Maxime Faniel, Thibault Saive ou Andy Minguet, pour moi, c’est avant tout le plaisir de rencontrer des amis."