Liège

C’est le 21 octobre 2013 que ce règlement-taxe sur les logements loués meublés avait été voté par le conseil communal de Neupré et sa majorité PS-CDH… et c’est ce jeudi soir, trois mois plus tard, qu’il était à l’ordre du jour du conseil communal pour être modifié. En cause ? "Il blesse l’intérêt général"

Pourquoi ? Clairement, ce règlement gênait l’opposition libérale neupréenne en ceci qu’il intégrait dans son champ d’application les maisons de repos et les résidences services. La conséquence était donc claire : les maisons de repos et les résidences actives sur le territoire se voyaient frappées d’une nouvelle taxe, de 150 € par chambre occupée (par an).

Pour un établissement de 100 chambres, la taxe s’élèverait donc à 15.000 € l’an… et de craindre bien sûr que cette somme soit répercutée sur les pensionnaires.

Pour le bourgmestre, Arthur Cortis (PS), la taxe n’avait rien de blessant. Bien au contraire, il assume toujours l’esprit de celle-ci : "les communes sont dans des situations de plus en plus délicates sur le plan financier mais d’une manière générale, nous diminuons les taxes à Neupré. Nous n’avons pas de rage taxatoire", nous expliquait-il avant le conseil. L’objectif était de rétablir une forme de justice communale. "Beaucoup de personnes avaient recours à des services de la commune mais n’y résidaient pas", poursuit-il. Avec la taxe, cette situation était régulée même si la taxe n’était pas directement appliquée sur les pensionnaires des maisons de repos.

Contraint par la tutelle régionale de ne plus inclure les maisons de repos et les résidences services, le bourgmestre s’interroge aujourd’hui : "Que reste-t-il de l’autonomie communale ?"