Liège

Les travaux de construction du mur anti-crue qui doit protéger les trois centrales nucléaires tihangeoises d’un hypothétique risque de forte crue débuteront dès le mois de septem- bre. "Les préparatifs sont déjà en cours en interne", explique Serge Dauby, le porte-parole du site nucléaire tihangeois.

La 1re fois que la création d’un mur anti-crue avait été évoquée, c’était au lendemain de la catastrophe de Fukushima. Electrabel avait mis au point un plan d’approche spécifique destiné à faire face à des crues hors normes de la Meuse telles qu’il pourrait en survenir une fois tous les 1.000 ans ou une fois tous les 10.000 ans.

Le cycle de survenance de ces crues hors normes a été calculé par l’université de Liège, en collaboration avec le Sethy (direction de la Gestion hydrologique intégrée) de la Région wallonne.

En cas de forte crue, la centrale nucléaire de Tihange serait amenée à prendre deux mesures principales. Electrabel arrêterait préventivement les trois unités et assurerait leur refroidissement. Le mur anti-crue ferait le reste…

Les résultats des stress tests spécifiques aux centrales nucléaires tihangeoises avaient aussi montré que l’un des principaux risques auxquels est exposé le site est la forte crue de la Meuse.

L’AFCN (Agence fédérale du contrôle nucléaire) avait alors demandé à l’exploitant de placer un mur périphérique anti-crue afin que les installations puissent résister à une telle catastrophe.

Electrabel vient d’obtenir le permis d’urbanisme nécessaire à la réalisation de ces travaux d’envergure. Le mur, d’une hauteur de 2,30 m, sera construit sur l’ensemble du périmètre du site. Electrabel estime que le chantier devrait durer un peu plus d’un an.