Liège

Ce n'est pas le procès de l'intercommunale qui s'est d'ailleurs portée partie civile mais bien de celui de chacun des prévenus.

Une entreprise publique connue sur la place liégeoise, des pots-de-vin à hauteur de 13 millions, des aveux de corruption et dix prévenus devant répondre de faits d'escroquerie, d'abus de biens sociaux et de fraude fiscale, entre autres... le tout sur fond de politique corrompue; et un certain Alain Mathot accusé d'avoir touché 720.000€ (mais couvert par son immunité parlementaire). Le procès dit Intradel a débuté ce mardi à Liège et s'annonce pour le moins intéressant. Pour rappel, c'est dans le cadre du marché public pour la construction de l'unité de valorisation énergétique Uvélia, emporté par la société Inova France, que cette affaire de corruption avait été mise au jour (l'ex-directeur d'Inova est en aveux). Un procès qui sera long (plusieurs mois)... et dont on parlera.

Voilà pourquoi l'intercommunale Intradel a souhaité rappelé, ce mardi, quelques précisions liées au vocabulaire utilisé.

"Beaucoup de médias nomment ce procès le "Procès Intradel". Si l’accroche est nécessaire il est utile de préciser que dans ce cas, elle est fausse. Lorsqu’une agression est perpétrée à l’encontre d’un préposé, c’est bien au procès de l’agresseur que nous assisterons et non à celui du préposé. Il en va de même ici. Intradel, dans ce procès, s’est portée partie civile. En d’autres termes, nous nous considérons du côté des parties lésées. Il semble donc assez évident que ce n’est pas du procès de l’intercommunale dont il est question mais bien celui de chacun des prévenus".

Voilà qui est plus juste... plus clair et plus médiatique par contre, c'est moins sûr.