Liège C’est en tout cas l’avis de Jean-Marie Roberti, chiffres à l’appui...

C’est un cri d’alarme qui est poussé, ce lundi, par Jean-Marie Roberti, l’ancien directeur du Service d’information et de presse de la Ville de Liège. Il a trait à la représentativité des élus locaux qui, selon lui, s’étiole au fil du temps. Et de prendre comme exemple, les futures élections communales, à Liège.

En fait, la direction des élections du Service public fédéral de l’Intérieur communique régulièrement le nombre d’électrices et d’électeurs inscrits dans chaque commune pour lesdites élections.

Actuellement, 130.052 Liégeois sont admis au vote alors qu’ils étaient 130.995 pour le scrutin communal de 2012.

Selon les chiffres officiels, 126.625 belges (61.583 hommes, 65.042 femmes) sont inscrits d’office. En outre 25.118 étrangers remplissent les conditions pour devenir électrices ou électeurs, les deux tiers venant d’autres États de l’Union européenne (16.709) et le dernier tiers ayant la nationalité d’autres États et au moins cinq ans de résidence régulière dans le Royaume (8.409).

Sur ces 25.118 personnes , 3.426 sont inscrits, soit 13,6 %. Du coup, alors qu’ils représentent potentiellement 16,6 % de l’électorat communal liégeois, les étrangers inscrits à Liège ne représentent donc actuellement que 2,6 % alors que la clôture des inscriptions interviendra le 31 juillet 2018.

Cela ne sert pas la représentativité des élus communaux et cela d’autant moins que le pourcentage de celles et de ceux qui n’ont pas voté valablement est passé de 11,8 % des inscrits en 1976 à 26,3 % en 2012.

"En ajoutant à celles et ceux qui impunément ne viennent pas voter, les étrangers qui peuvent s’inscrire mais qui ne le font pas, la représentativité des élus diminue de plus en plus" , conclut-il.