Liège

L’agresseur qui a écopé de 40 mois de prison avec sursis partiel a été dénoncé par une connaissance

Franck, 19 ans, a comparu détenu devant le tribunal correctionnel où il a écopé de 40 mois de prison avec sursis partiel pour avoir commis, entre-autres, une tentative d’extorsion à Oupeye en novembre dernier. 

Le jour des faits, il s’est rendu avec un complice dans une boulangerie. Les auteurs sont allés sur place en cyclomoteur. Franck est entré armé et avait le visage dissimulé. Il a agressé la vendeuse. Il a sauté par dessus le comptoir et a cassé la vitrine. Il a porté un coup de crosse à la tête de la dame. La victime a été blessée à sang coulant. 

Franck n’a pas réussi à s‘emparer du butin car un ouvrier est arrivé de l’atelier dans le magasin. Après les faits, le jeune homme, déjà connu pour avoir commis des infractions alors qu’il était encore mineur d’âge, a pris soin de jeter son arme dans la Meuse, mais aussi de brûler les vêtements qu’il portait… 

« J’ai fait l’erreur de faire une grosse bêtise, une connerie », a déclaré le fraîchement majeur. « J’ai eu de l’empathie pour la personne. Après deux ou trois jours. Je me demandais l’état de la victime. » En réalité, c’est un de ses proches qui l’a dénoncé. C’est ce qui l’a poussé à se rendre à la police. 

Le prévenu devait aussi répondre de s’en être pris à sa maman, à son frère et à sa belle-soeur, mineure d’âge, mais aussi enceinte. 

Il était également poursuivi pour des dégradations à la porte de l’ascenseur du CPAS d’Oupeye. « J’étais inscrit au CPAS de Soumagne. Le temps que tout soit en ordre, le CPAS ne voulait pas me payer l’hôtel. J’étais tellement énervé, que j’ai mis des coups de poing dans l’ascenseur. » Franck a bénéficié de la prescription pour ces faits. Son complice qui l’a conduit à la boulangerie a bénéficié d’une peine de travail de 240 heures.