Liège La Ville veut bien soutenir l’ASBL Commerce liégeois… mais le scepticisme reste de mise

Son statut de métropole et de première ville touristique de Wallonie l’y autorise… l’y oblige pensent même certains : Liège doit permettre à un maximum de commerces d’ouvrir le dimanche. Est-ce toutefois le passé religieux de la ville qui fait du dimanche un jour différent à Liège (celui du seigneur) ? Difficile à dire mais il semble en tout cas que cette ouverture dominicale ne passe pas comme une lettre à la poste dans la Ville aux 100 clochers, comme en témoigne cette xième tentative de certains représentants du commerce de lancer le concept.

Lors du dernier conseil communal liégeois, ce sont les élus MR (Pierre Gilissen, Fabrice Drèze, Élisabeth Fraipont et Christine Defraigne) qui ont interrogé l’échevine du Commerce, Maggy Yerna (PS) sur cette possibilité d’ouvrir un dimanche par mois. Possibilité en effet avancée fin août par le président de l’ASBL Commerce liégeois (accessoirement candidat sur la liste PS aux prochaines communales)… un accord politico-commercial est-il en passe d’être conclu ?

Il semble que non… car si l’échevine Maggy Yerna a rappelé que l’ouverture dominicale était bien une intention du collège et ce, "depuis 2014 lorsque j’ai mis en place un groupe de travail pour concrétiser cette ouverture dominicale", elle a aussi rappelé qu’une condition était que 50 % des commerces y adhèrent… "or à l’époque, seuls 23 % des commerçants sondés avaient répondu à notre appel et 50 % des répondants étaient contre l’ouverture dominicale". De quoi refroidir.

Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui ? Cette sollicitation du Commerce liégeois donc mais qui ne concerne toujours pas tous les commerces doit-on comprendre. Pour l’association, le principe pourrait fonctionner, un dimanche par mois (le premier, jour de gratuité des musées) et dès midi, pour ne pas concurrencer la Batte ; dans un périmètre restreint, entre le cœur historique et la rue Pont d’Avroy.

Pour le libéral Fabrice Drèze, "il est important de soutenir cette action en matière de communication, il en va de la crédibilité de la Ville". Maggy Yerna le soulignait pourtant une nouvelle fois : la Ville soutiendra activement la démarche, "si 50 % des commerces hors Horeca s’expriment favorablement". Ce n’est donc pas gagné.