Liège

L’investisseur Pierre Berryer est très clair : “il nous faut 418 places de parking” . Sinon…

LIÈGE C’est un dossier dont on n’a pas fini de parler à Liège et qui n’est pas prêt de s’achever si on en croit les démarches qui se mettent en place pour sa concrétisation… Nous l’annoncions voici quelques jours, dans le cadre du dossier de parking en sous-sol près de la Grand Poste, quai-sur-Meuse et place Cockerill, une étude archéologique doit être menée. Centre historique oblige en effet, elle doit précéder les travaux visant à installer le parking. Si l’étude met en exergue une présence d’éléments archéologiquement intéressants, des fouilles pourraient donc avoir lieu.

Du côté de la Grand Poste et du porteur de projet Pierre Berryer qui, rappelons-le, attend toujours un permis pour le projet d’hôtel et de galerie commerciale (estimé à 41 millions d’euros), on ne cache pas son impatience. Des fouilles seraient une catastrophe, le fait de ne pas être maître du parking est déjà un gros problème…

“Nous avons bien sûr un dossier pour répondre à l’appel lancé par la ville pour la zone de parking” , explique Pierre Berryer, “très sincèrement, nous avons besoin de 418 places pour la Grand Poste, en sachant qu’on en enlève 178, il en faudrait 600 en tout” . L’appel concerne 380 places exactement…

Quid si l’initiateur du projet hôtelier ne remporte pas la mise pour le parking ? “Un hôtel avec la prostitution non gérée, sans parking... si on ne gagne pas, on est de nouveau dans la m...” C’est clair.

Et de se montrer plutôt amer et étonné quant à ce nouveau permis délivré par la ville pour un autre hôtel qui ambitionne les 4 étoiles, dans l’ancienne résidence André Dumont, place du XX Août. “Personnellement, je ne sais pas comment ils comptent faire sans parking” .

Dernière précision : le certificat de patrimoine pour le projet Grand Poste dut être prolongé d’un an en ce début d’année… sa validité avait en effet expiré.



© La Dernière Heure 2011