Liège

La mère de famille ne s’est pas soumise pendant des mois aux décisions judiciaires belges

Tina, 45 ans, une dame d’origine danoise, a écopé de un an de prison ferme pour avoir enlevé le fils qu’elle a eu avec un belge.

A la fin de l’année 2002, Tina a eu un petit garçon avec un habitant de Pepinster.

Le couple s’est séparé. Le 24 juin 2014, la cour d’appel de Liège a accordé le droit d’hébergement secondaire au papa du garçon qui a refait sa vie depuis la séparation.

Le 6 janvier 2015, Tina a quitté la Belgique avec l’enfant soustrayant le père a tout droit de visite !

Le 19 mai 2015, la cour d’appel de Liège a fixé le droit d’hébergement secondaire du papa à l’égard de son fils sous peine d’astreinte. Mais le papa n’a jamais pu voir son petit garçon depuis que la mère est retournée au Danemark avec lui. Cette dernière était bien décidée à ne pas se soumettre aux décisions judiciaires belges.

Le tribunal a relevé que : « La prévenue ne démontre pas qu’elle se serait trouvée dans une situation rendant impossible le respect des droits du père tels qu’établis par plusieurs décisions de justice. Il ne lui appartenait pas de faire justice elle-même. » 

 Les juges ont regretté qu’elle « prise le père et l’enfant d’une relation réciproque régulière et positive, préjudiciable à leur équilibre respectif. » 

 Le 27 octobre 2015, la Cour d’appel d’Aarhus au Danemark a confirmé le jugement du 18 septembre 2015 du tribunal de la même ville qui avait rejeté la demande de reconnaissance et d’exécution de l’arrêt du 19 mai 2015 de la Cour d’appel de Liège. 

 Le père n’a pu voir son enfant qu’en octobre 2015. 

 Le tribunal a estimé que la mère s’était rendue coupable de ne pas avoir présenté l’enfant à son père qui avait le droit de le réclamer. 

Le juge a également retenu la circonstance aggravante du fait que la mère a retenu l’enfant indûment en dehors du territoire du Royaume. 

Le juge a pris en compte le trouble causé à l’ordre social, de la personnalité de la prévenue et en particulier de son absence de prise de conscience de la gravité des faits et de l‘anormalité de son comportement « Ayant entrainé une interruption des relations entre un père et son enfant pendant plusieurs mois. »