Liège Les gauches liégeoises ont lancé la campagne contre "l’ultralibéralisme"

La météo était fraîche et les nombreux rassemblements pouvaient disperser les militants de gauche en ce 1er mai. Mais en deux éditions, depuis la débâcle de 2016, on a appris à resserrer les rangs au PS liégeois. Et 2018 est une année (électorale) majeure pour les socialistes. À la tribune, face à un bon millier de socialistes, le président Jean-Pierre Hupkens n’avait pas le ton incisif… mais son discours était résolument combatif. Le PS liégeois sait qu’il doit sortir de sa zone de confort pour gagner les élections…

"Ce train fou de la dérégulation piloté par Charles Michel et Bart de Wever nous mène à la catastrophe. Nous devons le stopper. Les élections communales vont nous en fournir l’occasion." Jean-Pierre Hupkens le sait, ce sera dur… il prévient dès lors : "La bataille des communales se gagnera maison par maison. Dans les mois qui viennent, il faudra tracter, afficher, s’afficher, organiser des rencontres, interpeller nos citoyens sans cesse et en tout lieu; au travail, dans les magasins, sur Internet, dans les clubs de sport, sur les lieux de culture, dans la rue, avec vos amis, vos voisins… Le courage est la vertu la plus nécessaire aujourd’hui. Vous devez expliquer et convaincre. Allez-y sans retenue et fiers de l’héritage qui est le vôtre, celui des socialistes"

Un héritage que personne ne conteste dans les rangs socialistes… ni place Saint-Paul d’ailleurs, où Raoul Hedebouw et ses troupes PTB avaient établi leurs quartiers. Mais à la tribune, l’orateur écrase la concurrence et, surtout, il fait vibrer ses troupes qui étaient, certes moins conséquentes qu’au PS mais qui étaient assurément plus remontées.

La cible logique du jour, c’était bien Daniel Bacquelaine mais pour Raoul Hedebouw, le 1er mai est aussi l’occasion de régler ses comptes avec tous ceux qui ont permis à l’ultralibéralisme de s’installer. Et là, le PS est la cible favorite du PTB.

"Aujourd’hui, la gauche traditionnelle veut nous faire la leçon en nous disant qu’il faut que nous prenions nos responsabilités. Mais durant 25 ans, le PS a voté toutes les mesures de droite, a voté le défaitisme, en expliquant à ses électeurs qu’il n’y avait pas d’alternative. Avoir voté la chasse aux chômeurs, avoir voté le pacte des générations, la privatisation du Crédit communal, le blocage des salaires, c’est cela, prendre ses responsabilités ? Nous devons garder cette conviction qu’il y a bien des alternatives pour trouver un budget qui paye nos pensions."

La taxe sur les millionnaires est notamment citée; succès garanti place Saint-Paul. Bonne fête du 1er mai à tous les camarades.