Liège 10.347 Liégeois touchent le revenu d’intégration contre 6.857 à Charleroi

C’est dans le cadre du budget du CPAS de Liège que Marie-France Mahy, présidente du CPAS, a pu présenter les dernières informations relatives aux activités du CPAS liégeois… des chiffres qui témoignent de la charge de travail de plus en plus conséquente qui repose sur les travailleurs du CPAS. Une donnée interpelle : le nombre de personnes bénéficiant du revenu d’intégration sociale (RIS).

"J’estime que cette problématique du RIS est significative d’un état des lieux sociétal", explique la présidente du CPAS. Très concrètement en effet, le revenu d’intégration est la face la plus connue des missions du CPAS même s’il ne s’agit que d’une des facettes (lire ci-contre). Mais puisque le RIS est "indicateur du degré de précarisation"… ces chiffres sont significatifs.

Ainsi, on constate que la situation liégeoise n’est pas réjouissante puisqu’un Liégeois sur vingt bénéficie aujourd’hui du revenu d’intégration sociale. Au total en effet, ce sont 10.347 personnes qui sont concernées soit plus de 5 % de la population… Sans surprise, ce chiffre est le plus élevé de la province, les centres urbains ayant cette tendance logique à concentrer une certaine précarité. Et près de la moitié de ces personnes bénéficie du RIS "à taux isolé" (892 € par mois).

À Seraing, ce sont 2.285 personnes qui bénéficient du RIS (3,5 %) contre 2.059 personnes à Verviers (3,73 %).

Dans l’arrondissement de Huy, 741 personnes, soit 3,5 %, sont également concernées par le RIS contre à peine 70 à Waremme (0,5 %)… parmi les taux les plus bas de l’arrondissement, on constate que Neupré ne compte que 21 personnes bénéficiant du RIS, ce qui représente 0,2 % de la population.

Et bien que comparaison ne soit pas raison, on constate que les chiffres liégeois sont bien plus élevés que ceux d’autres grandes villes. Ainsi, à Bruxelles (ville), on compte 5.726 personnes bénéficiant du RIS (3,2 %), contre 6.857 à Charleroi (3,4 %) et 3.204 à Namur (2,9 %).

Faut-il rappeler que les mesures d’exclusion du chômage appliquées depuis 3 ans déjà ont nettement dopé ces chiffres ? Poser la question…