Liège Urbanisme : Vega dénonce des services publics "démissionnaires"

"Nous sommes face à une volonté des pouvoirs publics de ne pas se donner les moyens" … Les mots choisis par le leader du groupe Vega (Vert et à Gauche), François Schreuer, ne sont pas tendres à l’égard des autorités liégeoises (PS-CDH) et plus précisément à l’égard de cette politique menée sur différents dossiers dont le point commun est d’être des projets d’urbanisme, portant sur des terrains situés au nord de Liège (Droixhe, Coronmeuse, Bressoux)… des dossiers d’une importance capitale insiste pourtant François Schreuer puisqu’ils vont redessiner cette porte d’entrée de Liège. "Des dossiers dans lesquels on perçoit aussi toute la pauvreté de la vision urbaine de la majorité" .

Reproche principal : le manque de vision d’ensemble de la majorité en matière d’urbanisme… comme si tous les projets étaient pensés indépendamment les uns des autres. Le résultat risque d’être fâcheux dit Vega.

Premier exemple : Bavière. "On observe ici la disparition du projet de parc public et des espaces globalement réduits à de pures utilités", remarque le conseiller Vega. "Ici, malgré une programmation essentiellement publique, c’est le privé qui a la main, pour définir les options d’aménager et pour capter les bénéfices".

À Bressoux, comme à Bavière, "il n’y a pas de master plan". C’est pourtant dans ce quartier que doit s’installer le futur dépôt du tram. "On le traite comme un zoning et non comme un nouveau quartier, malgré le potentiel exceptionnel du site, proche de la voie d’eau, accessible, en entrée de ville".

Juste en face, Coronmeuse et le futur écoquartier… ici, le processus de dialogue compétitif entamé rend le débat démocratique totalement inexistant. "C’est l’omerta, personne ne sait ce qu’on va y faire". Pire : "on envisage de donner l’ensemble du site à un grand groupe privé plutôt que d’opter pour un développement réellement maîtrisé par le secteur public".

La mainmise laissée au secteur privé est une constante dit encore Vega qui parle aussi de cette mobilité qui trinque in fine. "On voit notamment que la Dérivation est condamnée à rester un aspirateur à voitures".

Les solutions ? Adopter un master plan, assurer une maîtrise foncière, faire du logement public, garantir l’extension des réseaux de transport public et faire de la qualité architecturale et urbaine… rien que cela !