Liège Ce week-end, le colosse de 28 ans est devenu champion francophone de powerlifting.

Il doit être impressionnant dans les rues, ce facteur de Waremme. Une armoire à glace de 85 kg, une montagne de muscles… Dimitri Graindorge a toujours été un sportif accompli. Après avoir touché au karaté, à la gymnastique acrobatique, à la musculation, il s’est orienté vers l’haltérophilie pour atterrir ensuite dans le monde du powerlifting (force athlétique, en français…). "En haltérophilie, il n’y a que deux mouvements. En powerlifting, il y en a trois : le squat, le développé couché et le soulevé de terre. Cela demande plus de force et un peu moins de technique qu’en haltérophilie. C’est d’ailleurs ce qui m’a plu dans cette discipline."

C’était à La Louvière que se tenaient ce week-end les championnats francophones où Dimitri faisait office de favori. "Les compétitions sont assez réglementées. On commence par la pesée qui détermine notre catégorie. Ensuite, on annonce aux juges la charge de départ. Viennent ensuite les trois épreuves. On attaque par le squat. Ensuite, on passe au développé couché et on termine par le soulevé de terre. Pour chaque épreuve, on a droit à trois essais, mais on ne peut jamais diminuer la charge : on reste au même poids ou on augmente. Un juge de face et deux juges latéraux évaluent le timing et la position."

Aux championnats francophones, Dimitri a porté 200 kg au squat; il a levé 147,5 kg couché et 227,5 kg au soulevé de terre ! Impressionnant ! Il termine en bon vainqueur avec de nouveaux objectifs en tête. "Je serai bien entendu aux Nationaux le 2 décembre à Erembodegem où je remettrai mon titre de 2016 en jeu. Si je m’en sors bien, j’aurai sans doute une qualification pour des compétitions européennes."

Dimitri est un acharné qui ne rechigne jamais à s’entraîner. Le travail ne l’effraie pas et il a une volonté à toute épreuve. "Je fais quand même 4 séances de trois heures par semaine. Ce sport demande de la régularité, de la constance et une bonne gestion du stress. On peut être très fort à l’entraînement et manquer un rendez-vous important en compétition."