Liège Pour la journée internationale de la sécurité, la CSC lance un cri d’alarme

On le sait peu, le 28 avril est la date retenue pour la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail.

Et ce n’est pas un luxe puisqu’en Belgique, une personne meurt tous les deux jours des suites d’un accident du travail. Plus de la moitié d’entre eux (75) décèdent sur le lieu de travail proprement dit. Chaque jour, 92 travailleurs belges restent handicapés à vie suite à un accident du travail.

Le risque que les ouvriers et les employés soient victimes d’un accident du travail grave n’a pas diminué et il est même plus élevé qu’en 1980.

En province de Liège, les statistiques sont tout aussi préoccupantes. Ainsi, selon la CSC Liège Huy Waremme qui se base sur les chiffres du Fonds des Accidents du travail, 10 609 accidents du travail ont été déclarés dans le secteur privé liégeois en 2016 dont 7 mortels et 1.259 ayant entraîné une incapacité permanente.

En 2015, il y a eu 11.482 accidents pour 6 morts et 1. 479 ayant entraîné une incapacité permanente…

Dans le même temps, le contrôle par l’État des conditions de travail peu sûres reste déficient. "Notre pays n’a jamais compté aussi peu d’inspecteurs pour effectuer les contrôles dans les entreprises", explique-t-on à la CSC. Ainsi, ils étaient 124 en 2018 (en 2004, ils étaient encore 165).

Dans la province de Liège, 13 inspecteurs sont chargés de contrôler 27.022 entreprises, qui occupent 323.231 travailleurs. "Une entreprise de notre province n’est contrôlée que tous les 23 ans. Les économies réalisées constamment sur l’inspection du bien-être au travail ont depuis longtemps dépassé les limites de l’acceptable."

La CSC a rédigé un dépliant reprenant toutes les démarches à entreprendre si un travailleur est victime d’un accident de travail. "Nous l’avons mis à la disposition de nos délégués et militants afin qu’ils le diffusent dans les entreprises."