Liège Partenaire (minoritaire) avec le PS à la Province, il pourrait bien renverser la tendance en octobre

Plus encore qu’à la Ville de Liège, où le PS et le CDH se partagent le pouvoir depuis trois décennies… il y a la Province. Et ici aussi, le PS est dans le coup. Ce n’est toutefois pas avec les humanistes qu’ils dirigent l’institution provinciale depuis plus de 30 ans mais bien avec les libéraux… Car il est plus intéressant pour le PS d’avoir un partenaire différent à la Province et à la Ville, commentait Willy Demeyer, récemment interrogé.

Lors du scrutin d’octobre prochain, les citoyens seront toutefois amenés à voter pour élire leurs représentants au sein des communes mais aussi, on l’oublie parfois, à la Province. Cette Province compétente en matière de sports, de santé, d’enseignement… Les enjeux sont ici colossaux. Et au regard des affaires ayant émaillé les partis traditionnels et particulièrement les socialistes sans compter sur ces "petits" partis qui montent qui montent… Un bouleversement est attendu. Le MR est en doit d’être gourmand.

Si le PS reste en effet le partenaire majoritaire avec 21 sièges sur 56, le MR en compte quant à lui 17. "Et notre ambition est clairement de devenir le premier parti de la Province", indiquait ce vendredi Philippe Dodrimont, président d’arrondissement, qui défend ardemment cette institution pour son rôle supracommunal (ci-contre).

Pour ce faire, le choix s’est porté sur des… femmes d’expérience. Sur les 5 districts liégeois en effet, 4 seront menés par une femme : Katty Firquet pour le district de Liège, Sabine Nandrin pour Fléron-Aywaille, Virginie Defrang-Firket à Seraing et Chantal Neven-Jacob à Visé. Un quatuor auquel s’ajoute le 1er échevin ansois, Thomas Cialone.

Parmi les enjeux, il faudra convaincre les électeurs des "bienfaits d’une gestion libérale qui œuvre pour le bien-être des personnes, la sécurité, l’emploi et l’essor économique", précise Philippe Dodrimont. Deux axes majeurs guideront aussi l’action du MR : la supracommunalité et le soutien aux communes ainsi que le développement territorial durable. La Province, un niveau de pouvoir pertinent, s’il est bien utilisé doit-on comprendre.

"Pas de sous-localisme"

Parmi les idées évoquées par le président d’arrondissement du MR, Philippe Dodrimont (et au regard de la remise en question du niveau de pouvoir qu’est la Province), l’idée "d’une seule liste provinciale" est lancée… une seule plutôt qu’une liste par arrondissement dès lors. Et la représentativité des communes dans tout cela ? "Il y a déjà moins de conseillers provinciaux que de communes", précise Philippe Dodrimont, "mais le but est aussi d’avoir une vision plus large. Je ne pense pas que le sous-localisme soit une bonne chose aujourd’hui. Si la Province a octroyé 1 million d’euros pour le centre culturel de Visé, c’est parce qu’elle a perçu une portée provinciale dans ce dossier. Idem pour le Ravel de l’Amblève qui ne concerne pas qu’une localité. Il y a une vocation touristique bien plus importante".

La Province est pertinente si elle opte pour cette vision supracommunale en quelque sorte… pas de sous-localisme donc. "Il faut avoir cette vision, tout comme un élu communal doit représenter l’ensemble de sa commune et pas seulement son quartier ou son lotissement".