Liège Quatre femelles ont été accueillies au parc d’Aywaille… et une zone asiatique va naître.

"Au départ, en 1975, il ne devait pas y avoir beaucoup plus qu’une chèvre et deux vaches"

Ronald Renson rigole bien sûr lorsqu’il évoque la naissance du célèbre parc animalier d’Aywaille, le Monde Sauvage. Mais il n’est toutefois pas très éloigné de la réalité. Il y a quelques jours, le parc a ouvert ses portes et ce, pour sa 43e saison consécutive. Et depuis 1975, Joseph Renson, le père, veille sur sa meute.

Dans le parc, les évolutions et les nouveautés animent les saisons… "On profite de la période hivernale, lorsque le parc est fermé, pour élaborer de nouveaux plans… mais quand l’hiver est terminé, on arrête tout pour l’ouverture". La saison 2017 vient donc d’être lancée et la grande nouveauté cette année, "ce sont les guépards".

"Nous faisons partie d’un programme de conservation des espèces qui nous met en relation avec d’autres parcs animaliers. C’est la raison pour laquelle nous accueillons cette année quatre femelles guépards., elles viennent du zoo de Bâle. Nous avions un couple à l’époque mais la femelle était vieille et le mâle s’est retrouvé seul", explique Joseph Renson. "Pour l’instant, le mâle est dans un enclos séparé, il s’agit de le mettre en relation avec une femelle mais une à la fois".

Question de procédure… animalière.

Autre chantier, en cours celui-là, la zone asiatique. "Elle est en train d’être réalisée, sur la partie ouest du parc", explique encore le fondateur du Monde Sauvage. "Il s’agira de rassembler ici tous les animaux d’Asie, certains que nous avons déjà, d’autres à accueillir. On pense notamment aux buffles aquatiques".

Si la saison du Monde Sauvage se limite à 8 mois, le travail n’arrête jamais ici… En 42 ans, le cheptel du parc n’a cessé de grandir pour atteindre 1.078 animaux de 278 espèces différentes. Sur les 84 hectares du domaine, une moitié seulement est occupée, c’est dire si les possibilités d’extension sont grandes. "Mais nous sommes une entreprise familiale avec des moyens limités", concède Ronald Renson. "On essaye de faire la différence sur la gestion".

Cette année, le parc a donc aussi voulu mettre l’accent sur le bien-être animal et sur le confort des visiteurs. Plusieurs projets ont abouti.


Le parc d’Aywaille fait peau neuve

Le confort des visiteurs et le bien-être animal ont été accentués

Au Monde Sauvage d’Aywaille, il y a les animaux bien sûr… mais il y a aussi tout le reste. Et quand on évoque les nouveautés du parc, Ronald Renson, le fils, garant du respect des normes, tient aussi à mettre l’accent sur "tous ces petits projets qu’on ne voit pas forcément".

À l’ancienne… c’est en montrant quelques aquarelles que le tour du parc, saison 2017, est brossé. "Depuis plusieurs années en effet, nous travaillons avec Adam, un artiste aux talents multiples - il est notamment sculpteur. Il nous propose des nouveautés en terme de confort".

Comme l’indique Ronald, "la priorité, c’est le bien-être des animaux, ensuite, celui des visiteurs". Adam est un artiste, c’est la raison pour laquelle il travaille toujours sur base d’aquarelles. "C’est en suite mon fils qui vérifie si les normes sont respectées", intervient Joseph, "et moi, je valide l’idée générale du décor, de l’esthétique". La touche finale au chef…

Cette année, plusieurs améliorations ont ainsi été réalisées, "dans l’enclos des ours noirs", explique Ronald. "Dans l’enclos des ours bruns aussi, le visiteur ne le verra pas spécialement mais c’est considérablement amélioré". Idem pour les chiens de prairies, les ratons laveurs ou les guépards bien sûr.

Et puisque le Monde Sauvage, c’est aussi et surtout pour les enfants, "nous avons aménagé l’entrée de notre zone de jeux pour enfants, Fraxinus". Un parc suspendu dans les arbres, "auto sécurisé", parfait pour les amateurs de grimpettes et de nature. À découvrir absolument.