Liège Des personnes seront formées à partir de l’expérience liégeoise.

Le 29 mai 2018 restera malheureusement gravé dans l’esprit de nombreux Liégeois. Ce jour-là en effet, Benjamin Herman, petit malfrat passé par la case prison et radicalisé depuis quelques années, tue froidement deux policières et un jeune étudiant, sur le boulevard d’Avroy, à hauteur du café Aux Augustins. Après quoi il s’engouffre dans le bâtiment de l’athénée Léonie de Waha, où un drame fut évité de justesse… Car plusieurs personnes, dont une femme de ménage, ont pu préserver les élèves de la folie meurtrière.

Il y a quelques jours, les bourgmestres de l’arrondissement de Liège, tous responsables de la sécurité dans leur commune, étaient réunis lors de la conférence d’arrondissement. Ils se sont penchés sur cette question d’actualité : quelle réaction avoir en cas d’intrusion armée dans une école ou un lieu public ?

Depuis un certain temps déjà, la Ville de Liège a développé un module de prévention spécifique aux intrusions armées avec sa zone de Police et son service de Prévention. Plusieurs bourgmestres ont donc marqué leur intérêt. Le dirigeant du centre de maîtrise de la violence de la zone et la responsable du plan de Prévention ont donc expliqué la manière dont le module liégeois avait été élaboré. Et d’autres actions sont prévues.

"Sur proposition de Willy Demeyer, il a été convenu de solliciter, via Christian Beaupère, chef de corps de la zone de police de Liège et président de l’association des chefs de corps de l’arrondissement, ladite association afin qu’elle détermine un plan de travail", explique-t-on au sein de Liège Métropole.

En pratique dès lors, ce plan doit permettre de former des formateurs à ces techniques de prévention au sein des différentes communes et zones de police. "Ces personnes pourront ensuite former leurs collègues au sein de leurs services…"

Nul besoin de préciser que ce type de partage du savoir-faire fait partie de la politique que souhaite mener Liège, puisqu’il donne du sens à son statut de métropole. "Ce plan d’action en matière de sécurisation serait une première pour l’arrondissement de Liège et permettrait une mutualisation des moyens mis en œuvre tant en termes de méthodologie que de supports audiovisuels."