Liège L’élu socialiste fait partie du paysage politique d’Aywaille depuis… 1988

On lui a (très) souvent demandé… alors il reste. C’est officiel en effet, René Henry, chef de file du parti socialiste et conseiller de l’opposition depuis 30 ans déjà à Aywaille - il est entré au conseil en même temps que Philippe Dodrimont, en 1988 -, se présentera bien sur la liste Progrès, initiée par les socialistes, aux élections communales d’octobre. Liste qu’il poussera très certainement et sur laquelle on ne trouvera au final qu’un tiers de militants affiliés au PS. L’ouverture annoncée a semble-t-il bien fonctionné.

Il y a an déjà, René Henry avait annoncé la couleur : pas sûr qu’il rempilerait puisque l’esprit était donc celui d’un renouveau, d’une ouverture. Et le PS d’Aywaille de vouloir clairement se distancier des affaires ayant émaillé le PS liégeois, d’où le choix de Progrès. "En tant qu’ancien, je ne voulais pas m’imposer. Bien sûr, il n’y avait aucun divorce et je restais disponible… mais je ne voulais pas m’accrocher."

S’accrocher au travail mené depuis 30 ans dans l’opposition, voilà toutefois ce qu’une majorité de rencontres lui ont réclamé. "Et pas que des sympathisants du parti", nous confie-t-il satisfait des retours, "ce fut aussi le cas dans les rangs d’autres partis. Sans doute car j’ai toujours évité de tomber dans l’excès et je peux dire que j’ai des amis dans toutes les autres familles politiques".

Il faut dire que l’élu fait partie du décor au conseil communal… mais le décor qu’il a posé au fil des ans n’est pas en carton-pâte. D’aucuns lui reconnaissent en effet une capacité à travailler sérieusement sur tous les dossiers; non sans jouer son rôle d’opposition avec sagacité.

Historien de formation et retraité depuis quelques mois à peine, René Henry pourrait bien, en fin de carrière, créer la surprise en intégrant une majorité avec Progrès. "Ce qui est sûr, c’est que je ne suis pas candidat pour monter dans une majorité qui n’a pas besoin de moi", précise-t-il, assurant qu’il ne souhaitait pas être l’alibi de l’ouverture.

Aujourd’hui, les socialistes occupent 2 sièges sur les 21 du conseil. Pour peser (un peu plus) sur la politique aqualienne, l’objectif affiché est de récupérer, au moins, 2 sièges.