Liège Sari Pace, ex-président de Milanello, est heureux que la fusion avec Houtain n’ait pas détruit l’esprit du club.

Quatre anciens joueurs de Milanello faisaient partie de l’équipe de Warsage qui est venue s’imposer à Milmort dans un match très important pour le maintien, dimanche. Stéphane Henrard a même inscrit deux buts.

Sari Pace se réjouissait de pouvoir assister à cette rencontre mais il est rentré trop tard d’Italie. Sur Facebook, toutefois, plusieurs anciens joueurs lui ont témoigné leur gratitude et lui ont même demandé s’il ne voulait pas refaire un club. "L’ambiance de Milanello leur manque", dit-il. "Ils se sont éparpillés et ont peut-être progressé sportivement mais ce que nous avions réussi à créer ici reste inoubliable."

À cet effet, Sari Pace est heureux de voir que la fusion avec Houtain n’a pas nui à l’esprit du club. "Ils font même encore des arosticini", sourit-il. "Les anciens supporters sont toujours heureux d’y aller et sont très bien accueillis. Pourtant, au début, j’avais un peu des doutes. S’il y avait bien un club dont je pensais qu’il ne me contacterait pas, c’était Houtain car c’était parfois tendu entre nous. Patrick Heine, qui a joué jusqu’à près de 50 ans, était un joueur très intelligent qui se faisait un plaisir de mettre mes attaquants vedettes sous l’éteignoir."

Si la mayonnaise a bien pris sur le plan administratif, sportivement, Milanello souffre. "Je m’en doutais un peu", dit Sari Pace. "Pris par l’affaire Merlina, le club n’a pas eu trop de temps à consacrer aux transferts, d’autant qu’il ne savait pas dans quelle série il allait jouer. Trop peu de joueurs ont l’expérience de la P1."

Un changement d’entraîneur n’a rien apporté. Didier Ernst, qui est libre, est encore régulièrement en contact avec Sari Pace. "Mais il mérite un club plus haut et je ne crois pas qu’il veuille repartir pour une année de galère", dit-il. "Et dire que le 22 décembre 2016, nous nous étions mis d’accord pour deux ans, avec l’objectif d’essayer de monter en D3 amateurs…"

Une semaine plus tard, la vie de Sari Pace basculait avec le décès d’une de ses filles. Aujourd’hui, il retourne au football mais les mains dans les poches, comme il l’avait promis. "On m’a encore demandé de réintégrer le comité mais dix ans de présidence, ça use. Je veux me consacrer à ma famille."