Liège Outre les feux de camp, lanternes célestes et désherbeurs thermiques sont interdits

Le 27 juillet dernier, Catherine Delcourt, gouverneur ff de la province de Liège interdisait déjà les feux de camp, les jugeant trop dangereux en matière de départ potentiel de feu, vu la sécheresse actuelle.

Mais, en raison de la persistance des conditions climatiques aussi extrêmes qu’exceptionnelles, le gouverneur a interdit, depuis ce vendredi et tant que perdurera cette situation, toute une série d’activités susceptibles d’occasionner des départs d’incendie.

Outre les feux de camp sont visés ainsi : toute manipulation de feu tant en zones forestières qu’en dehors des zones forestières, l’utilisation de désherbeurs thermiques ou assimilés ou encore le lâcher de lanternes célestes.

Les barbecues chez les particuliers demeurent autorisés moyennant le respect des élémentaires règles de prudence : utiliser des cloches à barbecue, ne pas utiliser de produits accélérants hautement inflammables tels que le white-spirit, le thinner, l’essence… pour procéder à l’allumage, dégager les abords immédiats du feu de toute végétation sèche et ne pas stocker de matières inflammables à proximité.

Ces mesures aussi exceptionnelles que la météo que nous connaissons actuellement sont dictées par le souci de garantir la sécurité de tous.

En juillet, les pompiers de la province de Liège (soit les six zones de secours) sont intervenus près de 400 fois pour des départs d’incendie. C’est cinq fois plus qu’habituellement à la même période.

Les contrevenants s’exposent à une peine de prison de huit à quatorze jours ainsi qu’à une amende allant jusqu’à 200 euros. Les provinces voisines du Limbourg et de Luxembourg ont également déjà pris des mesures d’interdiction similaires.

En outre, il est bon de rappeler que fumer en forêt est interdit. Le gouverneur rappelle que la plus grande prudence s’impose, de manière générale, dans l’élimination des mégots.

Enfin, concernant les feux d’artifice, le gouverneur ff recommande vivement de les interdire. Toutefois, cela est laissé à l’appréciation des bourgmestres, sur base d’une analyse des risques approfondie avec la zone de secours et, le cas échéant, l’application de mesures de sécurité draconiennes.